La cabine du sous-marin pue la sueur et le sel. À Hong Kong, amarré dans la baie boueuse, ce décor de ferraille rouillée devient mon théâtre. Je suis Anonyme, héroïne masquée en Lee Ling. Ma robe de soie fendue colle à ma peau moite, comme un latex fin qui frotte mes cuisses à chaque pas. Le maquillage lourd – eye-liner noir, lèvres rouge sang – sent le musc et la transpiration. Jean, le marin, me fixe. Ses yeux bouffis de désir après onze mois en mer. Je pose mon plateau de vaisselle propre. Il me tend pains frais, fromage. Sa main tremble. Gratitude dans mon sourire. Mais sous le masque fin couvrant mes yeux, mon cœur cogne. Il m’invite. Verre de whisky. J’avale d’un trait, brûlure dans la gorge. Nos regards se croisent. Il parle mariage express. Je m’assois sur ses genoux. Cuir de sa ceinture craque sous mes fesses. ‘Je fais très bien l’amour avec les beaux garçons.’ Mes lèvres sur les siennes. Goût de tabac et de mer. Sa langue s’enfonce, affamée. Mes petits seins durcissent sous la soie. Ses mains maladroites les pétrissent. Odeur de son corps : sel, pétrole, bite en rut. Ma main glisse sur sa braguette. Sa queue palpite. Tension électrique. Le sous-marin grince. Foule lointaine hurle dehors. Je suis Lee, anonyme, prête à lâcher.
À genoux. Zip de son pantalon râpe l’air étouffant. Sa bite jaillit, veineuse, prépuce retroussé. Gouttes perle au gland. Je lèche. Sel amer. Engloutis tout. Gorge profonde, glotte qui convulse. Il gémit, mains dans mes cheveux noirs de perruque. ‘Putain, Lee…’ Je suce fort, langue qui tourbillonne. Il jouit en cinq minutes. Jet chaud, épais, avalé jusqu’à la dernière goutte. Je ferme la porte à clé. Robe tombe. Slip minuscule. Mon corps frêle luit de sueur. Il s’agenouille. Bouche sur ma chatte. Langue fouille, aspire mon jus. Clito gonfle. Hanches ondulent. Frottement de sa barbe sur mes lèvres intimes. Je jouis, jambes tremblantes, sur le sol métallique froid. Il me plaque. Sa grosse pine glisse facile dans ma fente trempée. Va-et-vient lents d’abord. Puis sauvages. ‘Baise-moi, marin ! Défonce-moi !’ Jambes repliées, pieds près de ma tête. Il tape profond. Mes couilles claquent sur son cul. Sa main sur mon clito, frotte féroce. Je griffe son dos. Seins contre sa poitrine poilue. Odeur de nos sucs mêlés. On hurle ensemble. Sa semence gicle, inonde ma matrice. Silence pantelant sur la banquette.
L’Approche : Tension sous le masque
Le lendemain, mariage bidon à Kowloon. Sampan tangue sur l’eau sale. Repas épicé. Rot qui la fait rire. Baiser interminable. Elle – moi, Lee – défait sa ceinture. Queue en bouche, gorge profonde. Se branle avec mon gland sur son clito. Jouit seule d’abord. Puis chevauche. Léger sur ses hanches. Copine surprise arrive. Plus petite, seins plus ronds, toison dense. Strip-tease : soie qui glisse, peau dorée. Elle s’empale. Bassin remue. Lee caresse ses nichons. Baiser lesbienne. Ma langue dans la chatte de Lee. Orgasmes en chaîne. Cris étouffés par le bois du sampan. Foule bourdonne dehors, jonques claquent. Je jouis dans la bouche de Lee. Quatre nuits de folie. Costumes trempés de sperme, latex soyeux froissé.
Cinquième jour. Après l’orgasme final, je me lève. Masque tombe. Maquillage coule en traînées noires. Robe repris, perruque ôtée. Jean somnole, épuisé. Je disparais dans la nuit humide. Foule chinoise m’engloutit. Jonques dansent. Sous-marin s’éloigne. Anonyme redevient ombre. Plaisir libéré, fiction avalée par réalité. Plus de Lee. Juste l’adrénaline du cosplay, pulsions satisfaites.