Vestiaire des coulisses, convention cosplay bondée. Casiers cabossés en métal froid, néons qui grésillent au-dessus des costumes entassés. Odeur lourde de latex chaud, sueur et maquillage qui dégouline sur les masques abandonnés. ‘Silence plateau’ scotché de travers sur la porte. Je suis Alix, mon bandage abdominal desserré glisse sur ma hanche, cicatrice courbe tatouée pour le rôle, miroir piqué reflète mes yeux. Ils croisent ceux de Sacha. Torse nu sous son cosplay androgyne, petits seins percés, tétons dressés comme des rivets, verge semi-dure qui dépasse d’un slip latex noir trempé, frottement luisant contre les cuisses.
— Tu as du feu ?
L’Approche
Ma voix rauque perce le bruit lointain de la foule en salle. Sacha se retourne, allume le briquet d’une main tatouée. L’odeur de plastique brûlé monte.
— Alix. Et toi ?
— Sacha. Tu fumes souvent après ?
— Seulement quand je bande.
Vérité brute. Sacha s’approche, surveille ma mue comme un prédateur calme. Le latex de son slip claque doucement.
— Je peux goûter ?
J’hoche la tête. Sa main sur ma hanche, l’autre sur le bandage. Le tissu glisse, cicatrices nues. Bouche chaude entre les deux, langue humide descend. Odeur de mon pubis rasé, maquillage sucré qui se mélange à la sueur.
— Si c’est un clito, je le suce comme une bite.
Mon clito long, veiné, dressé. Sacha à genoux, slip tombe, latex claque au sol. Chaleur perle. Deux doigts entrent, sa bite gonfle, main libre sur son propre sexe. Je touche : corps contre corps, bite contre clito, seins contre torse plat. Mordille téton piercé, métal froid en bouche, descends, engloutis sa verge belle, présente. Jambes tremblent, air recule.
— Tu suces comme si tu voulais m’absorber.
— C’est l’idée.
On jouit presque ensemble, tremblements synchrones, sperme clair sur ma peau.
Le lit grince dans la chambre d’hôtel après le salon. Fouille tiroir : harnais noir latex, verge silicone veinée, courbée. Odeur propre de savon et lubrifiant.
L’Explosion
— Elle est propre ?
— Autant que moi.
Sacha s’attache, sangles claquent sur cuisses, bassin frontal. Je caresse mon clito gonflé.
— Je veux que tu me sculptes.
S’enfonce lentement, chaleur suffit, pas de lub extra. Choc de chair, lit répond, cri sourd. Harnais bat pubis, tétons frôlent. Rythme casse, vague sur roche. Sueur coule, latex colle.
— Tu sens ?
— Tout. Ton jus qui se bat en moi.
Sacha se branle, jet sur mes cicatrices. Rires collés.
Hall froid après vernissage queer de la con. Blazer ample sur Sacha, bite ballotte dessous, tétons percent laine. Mon jean moulant trahit clito. Deux cons nous saoulent. Je plaque un contre vitre, poing serré. Sacha tire back. Dehors, froid colle.
— Baise-moi contre cette porte. Fort.
Doigts crochus entrent sec, poignet cadence, insulte retournée. Clito menace, verge frotte cuisse. Jouissances ondes, traînée brillante.
À quatre pattes, Sacha cul offert, bite assoupie. Crache, doigts en anus, clito frotte. Pas d’entrée, présence forte. Puis sa bite semi-molle en moi, mécanique souple.
Chambre tiède, party à côté. Harnais chair sur moi, pénètre Sacha lent. Danse califourchon, cris, morsures. Fusion nouée.
Une semaine plus tard. Odeur sur oreiller, gode courbe à la fenêtre. Carnet : ‘On a fait mieux que l’amour.’ Sacha ajoute : ‘Genre : aucun. Bandant.’ Je disparais dans la foule de la con, masque remis, anonyme redevenue étrangère, pulsions avalées par la nuit.