Les vagues cognent contre la falaise, comme dans les romans de Georges. Hôtel miteux du village breton, après la convention cosplay sur son œuvre. Coulisses humides, odeur de sel et de maquillage bon marché. Je suis Anonyme, son héroïne fatale masquée : latex noir moulant mes cuisses, corset serré qui pousse mes seins vers le haut, masque couvrant la moitié de mon visage. Pull islandais par-dessus pour le froid, mais dessous, rien. Cheveux en chignon sauvage, yeux clairs fixant l’océan déchaîné par les baies vitrées.
Antoine s’approche, ce thésard maigre, presque trente ans, sac de sport à l’épaule. Il m’a reconnue dans la foule des fans. ‘Vous incarnez si bien Jeanne, la veuve mystérieuse’, murmure-t-il, voix tremblante. Tension monte. Son regard glisse sur le latex qui frotte mes cuisses à chaque pas. Je garde le masque, voix rauque : ‘Viens, entre dans mon jeu. Ici, je ne suis pas elle. Juste Anonyme.’ On passe dans ma chambre d’hôtel, vue sur la mer furieuse. Porte claque. Il hésite, bras ballants. Je m’appuie au mur, jambes écartées. ‘Touche le costume. Sens comme il colle à ma peau.’ Ses doigts effleurent le latex, froid puis chaud de ma chaleur. Adrénaline grimpe. Fiction et réalité se mélangent. Je suis l’héroïne qui tue pour survivre, lui le disciple obsédé. ‘Embrasse-moi sans enlever le masque’, ordonne-je. Ses lèvres butent sur le cuir, goût de sueur et de gloss. Mon cœur bat fort, comme si Georges nous regardait depuis l’au-delà.
L’Approche : Tension Masquée au Bord du Vide
La baise explose d’un coup. Je le plaque sur le lit défait, vagues rugissant dehors. ‘Baise-moi comme si c’était ta thèse’, grogne-t-il, mains agrippant le latex qui craque. J’arrache son anorak, déboutonne son jean. Sa bite jaillit, dure, veinée. Odeur musquée monte, mêlée à mon parfum de fond de teint. Je garde le corset, seins libres dessous. ‘Suce-la, Anonyme’, halète-t-il. Je m’agenouille, masque contre son pubis, lèvres engloutissant. Bruits de succion, salive coulant. Il gémit : ‘Putain, t’es une salope masquée.’ Je remonte, chevauche. Latex frotte sa peau, crissement humide. Sa queue s’enfonce, étire mon intimité trempée. ‘Plus fort, Antoine ! Tue-moi avec ça !’ Je claque des hanches, seins ballottant sous le tissu tendu. Il pince mes tétons comme sur les photos interdites. Odeur de latex chaud, sueur, mer salée. Vagues masquent nos cris. ‘T’es à moi, veuve fatale !’ hurle-t-il, me retourne à quatre pattes. Laisse imaginaire autour de mon cou, il tire mes cheveux. Pilonnage brutal, claquements de chair. Orgasme me secoue, jus gicle sur les draps. Il explose dedans, grognant mon secret.
Retour brutal. Masque tombe, cheveux défaits. Visage nu, juste Jeanne, ou qui j’étais avant. Antoine halète, yeux écarquillés. ‘Reste’, supplie-t-il. Non. Je remets le pull islandais, efface le maquillage qui coule. ‘C’était le rôle. Anonyme disparaît.’ Porte s’ouvre sur la nuit venteuse. Foule de la convention s’est vidée, je fonds dans l’ombre de la falaise. Vagues avalent mes pas. Il ne saura jamais mon vrai nom. Demain, retour à la maison de pierre, océan témoin muet. Fiction libérée, pulsions apaisées. Adieu, Antoine.