La crypte du temple païen. Air frais, humide. Odeur de terre ancienne et de pierre millénaire. J’ai enfilé mon cosplay de Rosmerta pour une immersion totale. Cuir souple moulant mes cuisses, corset en latex noir qui serre ma poitrine généreuse. Corne d’abondance factice à la ceinture, bois de cerf miniatures dans mes cheveux noirs relevés. Maquillage lourd : yeux charbonneux, lèvres rouge sang. Odeur capiteuse de fond de teint et de cuir neuf qui me chauffe déjà. Bernard est là, seul, contemplant les frises de béliers et de taureaux. Il m’a vue surgir pour le sermonner sur l’autel déplacé. Colère dans ses yeux. Mais quand sa main effleure mon bras nu, tout bascule. Décharge électrique. Mon cœur cogne. Sa peau contre la mienne, chaude, rugueuse. Je sens mon slip s’humidifier sous le latex. Il s’excuse, voix rauque. Moi, je bégaie, les cuisses tremblantes. Le frottement du cuir contre mes jambes nues amplifie tout. La tension monte, irrespirable. Ses yeux dévorent mon décolleté. Je recule, heurte le mur froid. Il avance. Irrésistible. Mon corps trahit. Seins lourds qui pointent sous le corset. Je veux fuir, mais mes pieds restent cloués. Il pose l’autre main sur ma hanche. Latex qui crisse. Odeur de son excitation, musquée. Je craque. Me jette à son cou. Baiser vorace, langues qui s’emmêlent, goût de sel et de désir.