Les quais de La Grande Motte bruissaient encore des rires de la convention cosplay. Fin d’année scolaire, thème heroïnes masquées. J’étais Anonyme, mon masque noir couvrant la moitié de mon visage d’ange, ma combi latex moulant mes courbes sublimes, frottant contre ma peau à chaque pas. Julie, rousse flamboyante en grunge punk avec piercing au sourcil, m’avait traînée sur le voilier de ses potes. Marc, le timide aux yeux affamés, nous fixait déjà. La brise marine collait le latex à mes hanches délicates, l’odeur de maquillage et de sueur se mélangeait à l’iode. Dans la cabine exiguë, Jérôme et Tatiana filent à la proue. Julie propose le partage innocent. ‘Tous les trois, en tout bien tout honneur.’ Son clin d’œil me chauffe. On s’entasse sur la banquette. Je garde mon masque, la combi entrouverte sur mes seins ronds, culotte dentelle seule barrière. Marc tremble en enlevant son t-shirt, son caleçon tendu. Julie vire son débardeur, taches de rousseur sur sa poitrine libre. Nos peaux se frôlent. Mon latex crisse softly contre sa cuisse. On papote, école, vacances. Mais mon cœur cogne. Julie bâille, se colle, ses fesses sur sa hanche. Karen – moi – pose la main sur sa cuisse. Il sursaute. ‘Détends-toi, Marc, fais-nous confiance.’ Ma voix rauque sous le masque. Julie l’embrasse. Ma paume glisse plus haut.
Le désir explose. Marc hésitant caresse ma hanche gainée de latex, le frottement électrique. Julie écrase sa poitrine contre lui. J’embrasse son ventre, descends. Odeur musquée de son excitation. Sa verge durcit sous mes lèvres. Julie guide sa main entre ses cuisses. ‘Touche-moi là.’ Gémissements étouffés. Je déchire le capote avec les dents, l’enfile sur sa queue raide. ‘Regarde-moi, Anonyme va te chevaucher.’ J’enjambe, latex craque, je m’empale lentement. Millimètre par millimètre, sa chaleur m’emplit. Julie pince mes tétons à travers le tissu fin. ‘Putain, Karen, t’es trempée.’ Je chevauche fort, hanches claquent, bruits humides sous le latex qui colle. Marc gémit, jouit vite, rouge de honte. ‘Mignon,’ je murmure, l’embrassant par-dessus le masque. ‘On recommence.’ Julie : ‘Toute la nuit, on te vide.’ On alterne. Je lèche Julie pendant qu’il la baise, son piercing froid sur ma langue. Ses jus coulent sur mon menton. Marc me prend par-derrière, mains agrippant mes fesses rondes, latex déchiré. ‘T’es une salope masquée.’ Je gémis : ‘Baise-moi plus fort, inconnu.’ Sueur, odeurs de sexe et maquillage étouffent la cabine. Julie frotte mon clito, je jouis en criant, corps secoué. On suce, on doigte, trio insatiable. Gémissements résonnent jusqu’à l’aube.
L’Approche
Lueurs du matin filtrent. Tatiana ouvre l’écoutille : ‘Pas discrets !’ Rires. Jérôme groggy. On est nus, enlacés, mais je remise vite mon masque. ‘Faut y aller.’ Julie hoche la tête, complices. Je me rhabille en Anonyme complète, zip du latex remonte. Marc tend la main : ‘Karen ?’ Je souris sous le masque. ‘Anonyme pour toi. Adieu.’ Je disparais dans la foule du port, redeviens l’inconnue. Le voilier tangue derrière moi, vagues léchant la coque comme nos corps hier. Pulsations encore dans mes cuisses. Masque en place, je fonds dans l’anonymat, prête pour la prochaine quête.