La porte de la chambre 12 claque. Pêne tourné. Silence clinique. Blanc stérile. Bip discret du monitoring. Odeur d’antiseptique piquant mes narines. Alessandro, pansements gonflés sur le visage, yeux mi-clos dans le brouillard anesthésique. Vingt-cinq ans, musclé, sexe encore raidi sous le drap malgré l’opé. Je souris sous mon masque. Pas le masque médical banal. Non. Latex noir, couvrant yeux et nez, comme Anonyme, l’héroïne des ombres que je cosplaye en secret. Sous la blouse blanche, mon costume moulant : combinaison latex fin, luisante, zip entre les cuisses. Cuisses gainées, seins comprimés, chatte palpitante déjà.
Je m’avance. Pas pressé. Boutons blouse craquent un à un. Frottement tissu sur latex. Chuintement électrique. Ses pupilles se dilatent. Il sent l’adrénaline. Fiction qui déborde réalité. ‘Alessandro… C’est moi, Anonyme. Ton infirmière secrète. Prête à soigner tes plaies profondes.’ Voix rauque, basse. Blouse tombe. Latex brille sous néons froids. Odeur caoutchouc chaud monte, mélange sueur naissante et désinfectant. Il bande plus fort. Drap tendu comme chapiteau. Je caresse la bosse. Tissu fin vibre. ‘Bats des paupières si tu veux que je libère la bête.’ Clignements frénétiques. Tension palpable. Air lourd. Ma main glisse sous drap. Sa queue chaude pulse. Prépuce doux, veines gonflées. Capote en poche, latex neuf.
L’Approche
Je grimpe sur le lit. Matelas couine. Jambes écartées au-dessus de lui. Zip costume s’ouvre. Bruit sec, velcro. Chatte humide exposée. Odeur musquée m’envahit. ‘Regarde ton héroïne. Masque en place, mais corps à toi.’ Je déchire emballage capote. Latex froid sur sa peau brûlante. Frottement glissant. Elle s’enroule, serrée. Gland englouti. Je m’empale. Lent. Millimètre par millimètre. Plénitude. Ses hanches tressaillent malgré douleur faciale. ‘Putain, t’es énorme. Baise ton Anonyme, Alessandro.’ Je chevauche. Sauvage. Latex claque sur sa peau. Seins rebondissent, emprisonnés. Odeur maquillage cosplay – fond de teint sucré – se mêle à sueur salée. Gémissements étouffés par pansements. ‘Plus fort, salope masquée !’ Ma voix sale. Cuisses tremblent. Chatte serre. Jus coule, lubrifie latex. Claquements humides. Ventre contre ventre. Ses mains agrippent fesses gainées. Ongles mordent caoutchouc. Je griffe torse musclé. ‘Jouis en moi, héros refait !’ Orgasme monte. Vague. Je hurle, masqué. Corps secoué. Il explose. Sperme chaud pulse dans capote. Tremblements. Souffles courts. Latex poisseux de sueur.
Je descends. Capote pleine pend. Jetée au lavabo. Bruit plastique. Zip remonté. Masque fixe. ‘Souvenir d’une nuit imaginaire.’ Blouse reprise. Boutons vite faits. Porte s’ouvre. Couloir froid. Infirmière anonyme de nouveau. Il cligne, perdu. Moi, disparue dans l’ombre clinique. Cosplay effacé. Réalité reprend. Pulsations encore entre cuisses.