La salle blanche chuintait doucement, ses murs lisses avalant tout bruit humain. J’avais fouillé les caches du module noir, déniché un vieux foulard synthétique noir, relic d’un cosplay oublié. Je l’enroulai autour de mes yeux, devenant Anonyme, l’héroïne sans nom de Revebebe. Ma combinaison d’archéo-data, seconde peau latexée, moulait mes seins, collait à mes cuisses humides. Néris était là, figé, son souffle calé sur les ventilations. ‘Je suis elle, murmurai-je, voix rauque, celle qui bande les mots en chair.’ Il avança, doigts tremblants sur ma fermeture éclair. Le zip descendit lentement, frottement électrique contre ma peau. Odeur de sueur naissante, taboue dans ce monde poli. Polyciels dehors filtraient la tramontane, mais ici, l’air s’alourdissait de mon parfum, mélange algorithmes ozone et chatte en feu. Ses mains glissèrent sous le tissu, pinçant mes tétons durcis. ‘Myhrisse t’ordonnerait de te mettre à genoux’, soufflai-je, tension montant comme un pic hormonal. Il obéit, langue traînant sur mon ventre, goût salé de sel volé à Radagast. Je tirai ses cheveux, ‘Majaas te regarderait plier’, et son sexe banda contre ma cuisse, dur, interdit. Le bandeau serrait, amplifiant chaque froissement, chaque bouffée chaude. Nos corps se frôlaient, peaux lisses standardisées se rebellant en sueur poisseuse. ‘Prends-moi comme Maryse étire le temps’, gémis-je, poigne ferme sur sa nuque.
La baise explosa sans avertissement. Je le poussai au sol, chevauchai son visage, chatte écrasée sur sa bouche. ‘Lèche, putain, comme Mélina improvise !’ Sa langue fouilla, claquant humide, aspirant mon jus qui coulait sur son menton. Odeur musquée envahissait la pièce, couvrant l’ozone stérile. J’arrachai mon bandeau, yeux plantés dans les siens, et déchirai sa combi. Son sexe jaillit, veiné, tête luisante. ‘Baise-moi fort, Néris, déchire cette pute anonyme !’ Il me renversa, enfonça d’un coup, frottement brutal du latex roulé à nos chevilles. Coups de reins sauvages, claques de chair contre chair, échos étouffés par les conduits. ‘T’es ma salope Revebebe !’ grogna-t-il, mimant Radagast cru. Je serrai ses hanches, ongles enfoncés, ‘Plus profond, casse-moi comme dans le triolisme !’ Sueur ruisselait, gouttes salées sur nos lèvres, goût de sel brûlant. Mes seins rebondissaient, tétons frottés à son torse glissant. Gémissements sales : ‘Oui, remplis ma chatte, anonyme avale tout !’ Orgasme me tordit, spasmes violents, jus giclant autour de sa queue. Il explosa dedans, sperme chaud inondant, débordant sur mes cuisses. Bruits : succions humides, souffles râpeux, alertes biologiques crépitant en fond.
L’Approche : Le jeu de rôle s’allume
Le silence retomba, ventilations accélérant pour assécher l’air moite. Je me relevai, zip remonté d’un geste sec, foulard fourré dans ma manche. Néris haletait, combi à moitié ouverte, regard perdu. ‘Anonyme s’efface’, murmurai-je, voix redevenue Sae, professionnelle. Pas un mot de plus. La porte s’ouvrit sur le couloir aseptisé, polyciels dehors indifférents. Je disparus dans la foule des archivistes, mèche rebelle sur le front, étrangère anonyme avalée par Perpignan lisse. Corps encore vibrant, sperme séchant sous le latex, remords doux comme un frisson hormonal. Le module noir ? Déjà en quarantaine. Mais mes pulsions, libérées sous le masque, hantaient la salle blanche.