Les coulisses de la convention cosplay bourdonnent encore dans mes veines. Le Quartier Latin vibre de cris et de flashs. J’ai enfilé mon costume d’Anonyme : robe bleu nuit moulante en latex souple, qui colle à mes hanches larges, à mes seins lourds. Sous le masque relevé, mes cheveux noirs frisés, mon rouge violacé. Soixante-deux ans, mais ce latex craque comme une seconde peau, amplifiant chaque courbe. L’odeur de maquillage lourd, de latex chauffé par ma peau, me grise. Je pousse la porte du Café des Arts. Lumière dorée. Croissants tièdes. Jacques là, seul, livre de Baudelaire ouvert. Ses yeux bleus derrière lunettes fines. Chemise froissée. Je m’approche. Talons cliquetant sur parquet. Mon ombre sur sa page. Il sursaute. ‘Jacques’, murmure-je, voix rauque. Je m’assois sans demander. Latex de ma robe frotte le bois, crissement discret. Tension monte. Ses doigts crispés. Je pose ma main sur la sienne. Chaleur rugueuse. ‘Pourquoi t’éloignes-tu ?’ Il balbutie. Peur dans ses yeux. Mais ses pupilles dilatent sur mon décolleté. Je sors la dentelle noire de mon soutif latex. Odeur musquée monte. Ma main glisse sur sa cuisse. Il durcit déjà. Bruits étouffés du café : tasses, murmures de cosplayers attablés. Personne ne voit. ‘Tu es dur’, chuchoté-je. Zip de sa braguette. Ma main dedans. Chaude, palpitante. Je pompe lentement. Précum mouille mes doigts gainés de latex fin. Il gémit bas. Café noir tremble sur table. Je lèche son oreille, goût salé. Il jouit vite, sperme chaud sur ma paume. J’avale. ‘Demain, chez moi. Retiens ton masque.’
Appart velouté, rouge bordeaux. Lampes soie diffusent ombres. Patchouli et ylang-ylang étouffent l’air. Je garde mon costume. Latex brille sous lumière. Chemisier ouvert, seins tendus dans bonnet transparent. Aréoles sombres visibles. Jacques tremble. Je guide sa main sur ma culotte latex, humide. ‘Sens comme tu me fais mouiller.’ Chaleur irradie. Je m’agenouille sur canapé, cul offert. Tire tissu sur côté. Sexe gonflé, luisant. ‘À genoux.’ Sa langue plonge. Frottement latex sur cuisses. Odeur de cyprine et latex. Il lèche vorace, doigts en moi. Trois. Je hurle. Parois serrent. Puis : ‘Ta bite.’ Il pénètre. Clacs violents. Latex craque à chaque choc. ‘Défonce-moi !’ Cris bestiaux. Il remplit, sperme chaud déborde. Fellatio après : gorge profonde, yeux rivés. Il éjacule sur mon visage masqué. Nuits folles. Je le chevauche, doigts dans son cul. Il jouit en hurlant. Latex colle à nos sueurs. Sensations intenses : glissement humide, odeurs animales, bruits de succion sous tissu tendu.
L’Approche
Aube filtre rideaux. Corps épuisés, enlacés. Je me dégage doucement. Latex taché, masque rabattu. ‘Tu étais parfait, Jacques.’ Sourire carnassier. Je m’habille vite. Odeur de nous imprègne l’air. Porte claque. Rue pavée, foule de conventionnaires. Je disparais. Masque sur, Anonyme anonyme. Il reste seul, sourire aux lèvres, hanté. Moi ? Prête pour prochaine peau, prochain inconnu. Adrénaline fiction-réalité pulse encore.