Les lumières criardes de la convention cosplay percent les rideaux de la chambre d’hôtel attenante. Dehors, cris de fans, flashs d’appareils photo, effervescence d’un salon imaginaire. Moi, Anonyme, l’héroïne masquée, cape noire flottante, latex moulant mes formes cicatrisées. Le tissu colle à ma peau moite, frotte mes cuisses à chaque pas. Odeur lourde de maquillage waterproof et de latex neuf envahit l’air confiné. Mes cicatrices sous le costume ? Elles me rappellent l’accident, l’hôpital, la kiné qui m’a réveillée au plaisir.
Alain frappe à la porte. Mon ex, mon amant sporadique. Il sait que je suis là, une semaine sur deux sans enfants, libre. Il entre, costumé en justicier sombre, yeux brillants. ‘Anonyme, hein ? Prête à libérer tes pulsions ?’ Sa voix rauque, comme ce matin-là avant le crash. Je garde le masque, anonyme, inconnue. Tension monte. Il s’approche, doigts effleurent la cape. Frottement du latex contre sa chemise. Mon cœur cogne. ‘T’es pas ma femme ce soir. T’es une salope masquée.’ Je hoche la tête, adrénaline fiction-réalité. Mes seins durcissent sous le corset serré. Il plaque sa main sur mon ventre, palpe les reliefs cachés. ‘Tes cicatrices me bandent.’ Je gémis, faible. Le jeu commence. Je le pousse contre le mur, rue en latex contre son érection. Odeur de sa sueur mêlée à mon parfum sucré. Bouche contre bouche à travers le masque partiel. Langues se cherchent, salive coule. ‘Défonce-moi, héros. Mais je reste anonyme.’ Il grogne, mains agrippent mes fesses gainées. Zip de la cape qui s’ouvre. Tension électrique.
L’Approche : Tension sous le masque
La baise explose. Sauvage. Sans mots doux. Il arrache le bas du costume, latex claque, frotte mes cuisses écorchées par les coutures. Mon cul nu, exposé. ‘Salope en latex, écarte-toi.’ Je m’agenouille sur le lit défait, odeur de draps froissés et de convention lointaine. Sa queue jaillit, veinée, dure comme l’acier. Je la gobe, suce vorace, bave coule sur le menton masqué. Bruits obscènes : glouglou de gorge profonde, frottement latex sur matelas. ‘Putain, t’avales comme une pro.’ Il me relève, me plaque face au miroir. Masque toujours, yeux anonymes me fixent. Il pénètre d’un coup, sec comme jamais. Vulve trempée accueille, sensations revenues depuis la kiné. Frottements intenses : sa peau contre latex, claquements de hanches. ‘Plus fort, défonce mon cul d’héroïne !’ Il obéit, doigt dans l’anus, lubrifié de salive. Odeur de sexe cru, sueur, latex chauffé. Je hurle, jouis premier, spasmes violents secouent le costume. Il continue, piston rageur. Dialogues sales : ‘T’es ma pute masquée, avoue.’ ‘Oui, baise-moi anonyme !’ Il éjacule dedans, chaud, gluant. Corps tremblants collés, bruits de souffles haletants, latex qui colle nos peaux moites.
Retour brutal. Il s’effondre à côté. Je retire le masque lentement, cheveux en bataille, maquillage coulé. Visage réel, cicatrices visibles au cou. ‘C’était toi, hein ?’ murmure-t-il. Je souris, Anonyme disparue. Rhabille le costume froissé, zip remonte. ‘Une héroïne ne reste pas.’ Porte claque. Je file dans la foule de la convention, cape flottante, redevenue inconnue. Dehors, flashs, cris. Personne ne sait. Ma vie libre reprend : enfants demain, Alain dans deux semaines. Pulsiones libérées, anonyme éternelle.