Les coulisses de la convention cosplay ethnique puent la sueur et le maquillage bon marché. J’ai passé des heures à me transformer en Zara, la sauvageonne Kanouri du lac Tchad, 1964. Corps luisant d’huile noire, pagne en tissu rêche collé à mes cuisses, tee-shirt élimé tendu sur mes seins naissants. Pas de culotte, comme elle. L’adrénaline du rôle me bouffe les tripes. Je suis Anonyme, l’inconnue qui libère ses pulsions en incarnant cette héroïne perdue dans le désert.
Lui, c’est Abdul, un cosplayer baraqué, bide gras sous sa chemise haoussa, regard de prédateur. On s’est croisés au stand ‘Vie au Sahel’. ‘Zara, ma pauvre fille, deux paquets de biscuits si tu acceptes’, murmure-t-il, fidèle au script. Mon cœur cogne. La foule dehors hurle pour les héros Marvel, mais ici, entre deux décors de cases en carton, nos mondes collident. Fiction et réalité. Mon pagne frotte le latex des sacs de farine empilés – faux, mais lourds, poussiéreux. Odeur de mil séché, d’épices et de son excitation musquée. Je ris nerveusement, joue le jeu. ‘T’es un diable, Abdul.’ La tension monte, électrique. Mes cuisses tremblent. Je sais ce qui vient. Le désir me ronge. On s’isole dans la ’boutique’ reconstituée, porte fermée. Plus de retour en arrière.
L’Approche : Tension et Désir sous le Costume
Je relève mon pagne. Lune offerte. À plat ventre sur la pile de sacs. Le tissu râpe ma peau, farine vole déjà en nuages blancs sur mon dos noirci. Il tâtonne. Son sexe dur, raide, heurte mon périnée. ‘Putain, Zara, t’es étroite comme une vierge.’ Je halète, douleur vive comme un coup de couteau. Il pousse. Lent. Immobile. Mon vagin s’ouvre, avale sa verge palpitante. Je hurle, griffes dans les sacs. ‘Ça fait mal, salaud !’ Il maintient mes hanches, graisse de son ventre claque mes fesses. Douleur s’estompe. Je relâche. Il reprend, rythme sauvage. Froissements humides, clacs de chair. Farine partout, dessine des traînées sur mes seins écrasés. Odeur de sexe cru, poisson séché imaginaire. Mes entrailles bouillonnent, plaisir monte, instinctif. Je pousse en arrière, cul relevé. ‘Baise-moi plus fort, Abdul ! Défonce ta petite Kanouri !’ Sa queue fouille profond, tressaute. Je mouille comme une chienne. Il grogne, accélère. Ses couilles claquent mes cuisses. Je tends la main, agrippe ses burnes poilues, les malaxe. ‘Goûte, Zara.’ Il se retire, fourre dans ma bouche. Goût salé, parfumé à l’épice pour le rôle. Je suce vorace, langue tournoie. Il revient, me pilonne. Orgasme explose, vague brûlante. Il crache dedans, sperme chaud gicle.
On halète. Farine partout, arabesques folles sur ma peau. Il essuie, mains tendres sur mes seins, fesses. Deuxième round ? Non. Le rôle s’effrite. Je me redresse, enlève le pagne souillé, frotte l’huile noire. Tee-shirt jeté. Masque invisible tombe. Redevenue Anonyme, nue, anonyme dans la foule qui afflue dehors. Il cherche Zara, mais je disparais déjà, mixée aux cosplayers. Chambre d’hôtel m’attend, réalité reprend. Pulsations encore dans mon ventre. Souvenirs gravés. Prochain cosplay ? Bientôt.