Anonyme à Peñíscola : Ma Baise Masquée dans le Local Surf

Le local du club de surf ‘Entre Dos Aguas’ à Peñíscola pue le sel et le néoprène usé. Les long-boards empilées comme des totems dans l’ombre. J’ai planqué la clé sous la pierre, comme l’an dernier. Dedans, j’enfile mon costume d’Anonyme. Masque Guy Fawkes rigide sur le visage, cape noire en tissu cheap qui colle à ma peau moite. Dessous, rien. Juste mon corps de Liza, 28 ans, prof d’anglais en rut après six heures de route et une bière tiède. La robe bleue gît par terre. Le sarouel de Marco craque quand il entre, guidé par ma main ferme sortie du bar Mykonos. Ses yeux s’écarquillent derrière mes trous de masque. ‘C’est quoi ce délire, guapa ?’ murmure-t-il, voix rauque de rhum. Je ne réponds pas. L’adrénaline pulse. Fiction et réalité se télescopent. Je suis l’héroïne vengeresse, anonyme, libre de tout. Il s’approche, hésitant. Ma main glisse sur son entrejambe. Le tissu molletonné durcit instant. Odeur de sueur masculine, de mojito et d’océan. Je le plaque contre une planche. ‘Touche-moi pas encore’, je siffle, voix déformée par le masque. Tension électrique. Mes seins tendent la cape, tétons durs comme des éclats de corail. Il halète, doigts tremblants sur mes hanches. Le monde dehors : vagues qui claquent, rires lointains du bar. Ici, bulle secrète. Je retire lentement le masque. Juste un instant. Mes yeux verts le transpercent. ‘Baise Anonyme, Marco. Ou disparais.’ Il craque. Mains partout.

Ses doigts agrippent la cape, la déchirent presque. Je me penche sur les long-boards rugueuses. Frottement du bois verni contre mes seins pleins, écorchure douce qui pique. Mon cul offert, minou échevelé ruisselant de cyprine. Il grogne, baisse son sarouel bio. Sa queue jaillit, honnête, veinée, prête. ‘Putain, t’es une salope masquée’, lâche-t-il. Parfait. Il empoigne mes cheveux bruns, tire fort. Plonge en moi d’un coup. Sec, brûlant. J’étouffe un cri. Le masque remisé, mais l’identité secrète pulse encore. Coups de reins brutaux. Claques de chair humide. Odeur de sexe mêlée au monoï de ma peau. ‘Plus fort, con ! Défonce ton héroïne !’ je hurle. Il obéit, animal. Mes fesses claquent contre son pubis poilu. Seins ballottent, frottent le bois salé. Grincements des planches sous nous. Son gland tape mon col, explosions de plaisir. Je contracte, le serre. Il jure en espagnol. ‘Me vengo !’ Ses couilles se vident en spasmes. Mon orgasme suit, vague tsunami. Cuisses tremblantes, jus qui coule sur mes cuisses pâles. On s’effondre, essoufflés. Rires nerveux. Sueur froide.

L’Approche

Je ramasse la cape froissée, remise le masque vite fait. ‘C’était Anonyme, pas Liza.’ Il cligne des yeux, sonné. Je file par la porte arrière, pieds nus dans le sable froid. Foule invisible de la plage nocturne m’engloutit. Plus d’héroïne. Juste une inconnue en robe bleue flottante. Retour au studio de Thérèse, bière fraîche au frigo. Corps marqué : éraflures aux seins, mouille séchée entre les cuisses. L’étincelle malicieuse dans mes yeux verts brille plus fort. Peñíscola, fast-food du sexe. Gilles le taciturne ? Oublié. Demain, la crique avec Mia et Angel. Mais ce soir, Anonyme a joui sans frein.

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