Le mur béton vert palpite sous la lumière grise. Ventilateur vissé, immobile, poussière sur les pales comme un voile oublié. Cybercafé étouffant, fin des années 90, ville turque anonyme. Je m’installe à l’ordi voisin du backpacker. Mon costume de Skadi – déesse nordique de la chasse – caché sous un manteau usé. Latex noir moulant colle à ma peau en sueur, frottement rauque à chaque geste. Odeur lourde : maquillage épais, eye-liner qui coule déjà, tabac froid et thé à la menthe.
Il tape d’un doigt, ‘Skadi70’, attend son mail. Écran blanc, sablier hypnotique. Barbe naissante, cheveux longs en bataille, jean tendu par une érection naissante. La mouche zigzague, se pose sur son cendrier. Je tousse doucement. Mon masque partiel – cornes stylisées, traits guerriers – ombre mes yeux. ‘Merhaba, chasseur,’ je murmure, voix rauque altérée.
L’Approche : Tension sous le Masque
Ses yeux pivotent. Surprise. ‘Skadi ?’ balbutie-t-il. Tension monte, électrique. Le vieux Turc grommelle derrière son journal, clope au bec. Je glisse : ‘Ton mail arrive pas. Mais moi, je suis là. La vraie.’ Mon gant latex effleure son poignet. Chair de poule sous tissu. Il avale sa salive, thé tiède oublié. ‘T’es réelle ?’ On parle bas : mythologie, forêts gelées, pulsions primitives. Son genou touche ma cuisse gainée. Frottement sec, étincelle. Le ventilateur semble vibrer dans ma tête. ‘Viens,’ je souffle. On paie vite, sort dans la ruelle crasseuse.
Chambre d’hôtel à deux pas, après le ‘salon’ imaginaire de nos rêves – convention clandestine de geeks voyageurs. Porte claque. Manteau tombe. Latex brille sous ampoule jaunâtre. Il halète : ‘Putain, t’es une déesse.’ Mains tremblantes sur mes seins gonflés, tétons durs sous fine couche. Zip avant descend, chatte rasée dégouline déjà, odeur musquée envahit. ‘Baise-moi, mortel,’ je gronde, masque intact. Il plaque mon dos au mur écaillé, bite sortie raide, veines saillantes. Frottement contre latex, prépuce glisse.
L’Explosion : Fougue Animale et Disparition
Je m’agenouille, gorge profonde. Bruits : succions voraces, glouglous humides, latex crisse sur béton. ‘Suce comme une chienne nordique,’ il gémit, poigne dans mes cheveux teints blond platine. Salive coule sur menton grimé. Je me relève, le pousse sur lit défoncé. Chevauche, guide sa queue épaisse en moi. Vagin serré avale tout, jus clapote. Hanches claquent, costume tendu craque légèrement. ‘Plus fort, déchire-moi !’ cris-je. Il empoigne fesses latexées, doigts s’enfoncent.
Levrette sauvage. Masque cogne sommier. Il crache sur anus pincé : ‘Ton cul de déesse ?’ ‘Prends-le, salaud.’ Pénètre lent, brûlure exquise. Va-et-vient bestiaux, pets humides, sueur fouette. Odeur : sperme imminent, latex chaud, maquillage fondu. ‘Je jouis !’ hurle-t-il, gicle profond. Moi, spasmes violents, cris étouffés par oreiller moisi. Tremblements, corps secoué.
Après, silence poisseux. Je remets zip, masque. ‘Anonyme reste anonyme.’ Il pantelle, yeux vitreux. Je disparais dans couloir sombre, foule grise du soir. Il checke son mail enfin chargé : ‘Mon amour !’ De moi, sa vraie copine, au Belize. Ou était-ce moi ? Réalité et fiction fusionnent. Inconnue à nouveau, pulsions apaisées. Le voyage continue.