La tente pulse sous l’humidité martiniquaise. Chaleur lourde, sueur qui perle. Matthieu masse mes épaules, ses mains fortes glissent sur ma nuisette fine. Je sens son boxer tendu contre mes cuisses. Son regard dévorant. Je fouille mon sac à tâtons. Mes doigts effleurent le masque noir d’Anonyme, latex souple, odeur de caoutchouc neuf mêlée à mon parfum sucré. ‘Ce soir, je suis pas Emilie. Je suis Anonyme. L’héroïne qui bande les mystères.’ Il rit nerveux, mais ses yeux s’écarquillent quand je l’enfile. Le latex froid plaque mon visage, ne laisse que ma bouche libre, lèvres humides. Tension monte. Je me cambre, nuisette relevée, tanga violet qui mord mes fesses rebondies. ‘Touche, justicier. Libère la pulsion cachée.’ Ses paumes tremblent sur mes reins, descendent, écartent mes globes. Frottement du latex du masque contre son torse quand je me retourne. Odeur de crème solaire, sueur salée, son excitation musquée. Il grogne. ‘Putain, tes fesses… parfaites.’ Je griffe son dos, ongles dans sa peau brûlée. Sacs de couchage froissés grincent. Bruits dehors : moustiques, vagues lointaines. Ici, halètes basses. Je saisis son boxer, tire. Sa bite jaillit, veineuse, prépuce humide. ‘Suce-la, Anonyme.’ Non. Je guide sa main dans mon tanga. Doigts plongent dans ma chatte trempée. ‘Baise-moi d’abord, comme une ombre.’
Ses ongles raclent le latex de mes gants courts – accessoire cosplay planqué dans le sac. Je chevauche, fesses claquent sur ses cuisses. Bite contre ma fente glissante. Je m’empale d’un coup. Gémissement étouffé par le masque. Serrée, chaude, je l’aspire. ‘Plus fort, défonce ton héroïne!’ Il empoigne mes hanches, coups de reins violents. Tente tremble, toile frotte nos peaux moites. Odeur de sexe cru, jus qui coule sur ses couilles. Je retire le masque un instant, cheveux collés, maquillage coulant – eye-liner noir barbouillé comme une vraie vigilante. ‘Regarde-moi jouir.’ Seins ballottent, tétons durs piqués. Il pince, mord. Je hurle bas : ‘Ta queue me remplit, vas-y, inonde-moi!’ Rythme fou, claquements humides, son bassin tape mon clito. Orgasme monte, vagin spasme. Il rugit, gicle profond, sperme chaud pulse. Je m’effondre, masque remis, corps secoué. ‘C’était pas Emilie. C’était la nuit.’
L’Approche : Masque Tombé, Désir Allumé
Aube filtre, lumière tamisée. Je retire tout : masque latex jeté au fond du sac, tanga poisseux roulé. Nue, je me love sur mon matelas. Il caresse mes fesses encore, murmure. Mais je tourne le dos. ‘Dors, Matthieu. C’était un rêve.’ Il s’endort, perplexe. Matin venu, je suis Emilie : shorty coton, top banal. Sourire innocent au petit-déj. ‘Bonne nuit ?’ ‘Ouais, paysages de fou.’ Fou rire partagé. Personne ne sait. La rando continue, je marche devant, fesses balancent innocentes. Tente rangée, masque caché. Anonyme disparue dans la foule des randonneurs. Réalité reprend, désir tapi. Mais sous la peau, l’héroïne palpite. Prête pour la prochaine ombre.