Les murs étroits de ma chambre au troisième étage du Haras de Beautemps sentent le bois ciré et l’humidité bretonne. Après la fête foraine à La Ferté Saint-Aubin, je ferme la porte à clé. Le lit grinçant attend. J’ouvre mon sac secret : latex noir luit sous la lampe faible. Costume d’Anonyme, héroïne masquée des comics sombres. Frottement du tissu sur mes cuisses nues. Glissant, serrant mes hanches comme une étreinte possessive. Odeur chimique du latex neuf mélange à mon parfum sucré, whisky de la soirée encore sur la langue. Je l’enfile. Soutien-gorge push-up comprime mes seins, tétons durcissent contre le froid. Bas-jarretelles claquent sur peau moite. Masque moulé cache mon visage d’Elodie la soubrette. Miroir : inconnue fatale, yeux charbonneux, lèvres rouges luisantes de gloss. Coeur bat fort. Adrénaline du rôle. Fiction envahit réalité. Grattement discret à la porte. Lui. Un jumeau. Jérôme ? Christian ? Impossible de savoir. J’ouvre d’un geste théâtral. Il entre, surpris. Yeux balaient mon corps gainé. ‘C’est toi, Elodie ?’ murmure-t-il, voix rauque. Je secoue la tête masquée. Silence. Tension palpable. Air lourd d’odeurs : sueur masculine, latex chaud. Il avance, main effleure mon bras. Chair de poule sous le voile fin. ‘Anonyme ce soir. Prends-moi sans savoir.’ Sa respiration s’accélère. Doigts glissent sur courbe de mes fesses, pincent le latex qui craque légèrement. Je recule vers le lit, provocante. Il suit, prédateur. Blouson tombe, torse nu luit. Muscles tendus du tennis. Sa braguette gonfle. Je m’assois, jambes écartées. Il s’agenouille, nez contre mon entrejambe. Souffle chaud perce le tissu. ‘Putain, t’es une salope masquée.’ Je ris bas, gorge nouée de désir. Main sur sa nuque, l’attire. Langue fouille, mouille le latex. Tremblements montent.
Porte claque derrière lui. Il me soulève, plaque contre mur froid. Masque reste, sueur perle dessous. Zip du costume s’ouvre d’un coup sec. Air frais sur seins libérés. Il les empoigne, pince tétons durs. Douleur-plaisir fuse. ‘J’vais te défoncer, Anonyme.’ Je gémis, ongles griffent son dos. Pantalon chute, queue jaillit, veinée, tête luisante. Odeur musquée envahit. Je la saisis, veloutée, brûlante. Pompe lentement. Il grogne, pousse mes épaules. À genoux. Bouche ouverte, engloutis. Goût salé, épais. Gorge profonde, haut-le-coeur contrôlé. Il baise ma bouche, mains dans mes cheveux masqués. ‘Avale, salope.’ Salive coule. Puis il me jette sur lit étroit. Ressorts grincent. Bas du costume arraché, string latex pend. Jambes relevées, chevilles sur ses épaules. Fente trempée luit. Il frotte sa queue contre lèvres gonflées. Glisse, tease. ‘Supplie.’ ‘Baise-moi fort !’ Pousse d’un trait. Pleine, étirée. Claquements de chair humide. Latex frotte cuisses, amplifie chaque va-et-vient. Seins ballottent, claquent ventre. Odeur de sexe cru, sueur, latex fondu. Il accélère, mâle dominant. ‘T’es à moi, masquée ou pas.’ Orgasme monte, vague. Je convulse, cris étouffés par masque. Il jouit, jets chauds inondent. Tremblements. Corps collés, souffles haletants.
L’Approche : Masque et Tension Montante
Il se retire, sperme coule sur latex déchiré. Se rhabille vite, sourire carnassier. ‘À bientôt, mystère.’ Porte s’ouvre, ombre disparaît dans couloir sombre. Clic de la serrure. Silence. Je retire masque lentement. Air frais sur visage ruisselant. Latex collant ôté, peau marque rouge. Miroir : Elodie revenue, cheveux en bataille, lèvres gonflées, yeux comblés. Lit défait pue le sexe. Je nettoie vite, change draps souillés. Corps endolori pulse encore. Routine demain : 6h, Louise cogne. Mais ce soir, Anonyme a libéré Elodie. Foule des domestiques avale mon secret. Inconnue demain, pulsions enfouies. Jusqu’à la prochaine nuit masquée.