Les vestiaires du gymnase puent la sueur et le caoutchouc brûlé. Mes baskets crissent encore sur le sol mouillé, écho du match de basket qui vient de s’achever. J’ai enfilé mon cosplay en douce : latex noir moulant comme une seconde peau, masque couvrant mes yeux, oreilles pointues et queue féline qui fouette l’air. L’odeur âcre du maquillage – eye-liner waterproof qui tient bon sous la douche – se mélange à ma transpiration. Je suis Anonyme, l’héroïne insaisissable, mi-femme mi-fauve. Lui est là, seul sous le jet fumant, dos tourné, muscles tendus par l’effort. Je sais qu’il m’observe depuis des semaines, ce type athlétique au nez proéminent. Comme Raymond avant lui. Mais ce soir, à la convention cosplay improvisée post-entraînement, je vais le tester. La porte grince. Je passe la tête par le mur des douches, mon masque luisant sous les néons blafards. ‘T’as du shampoing ? Les autres sont parties.’ Ma voix rauque, feutrée, comme un ronronnement. Il pivote, bouche bée. Mon sein gauche dépasse, parfait, nipple durci par l’air frais. Il bégaie, pointe un flacon abandonné. Je m’empare du tube, glisse à ses côtés. L’eau chaude cascade sur mon latex, le faisant craquer, coller à mes courbes. Frottement humide contre mes cuisses. Il se détourne, bande déjà comme un taureau. Je souris sous le masque. Tension palpable. Mes mains moussues effleurent ses hanches. Ses tétons frôlent son dos. Il tremble. Je saisis sa queue raide, main gauche sur ses couilles lourdes. Va-et-vient lent, savonneux. Son souffle s’accélère, grognements étouffés par le bruit des gouttes. ‘T’es pas comme les autres chats,’ murmure-t-il. Je presse plus fort, mordille son épaule. Le latex craque à chaque mouvement, odeur de cuir mouillé envahit l’espace. Passagers invisibles dehors, mais ici, mondes qui se télescopent : fiction et réalité, basket et cosplay sauvage.
Le bruit d’une porte lointaine nous fige. Fausse alerte. Ça craque en moi. Je le plaque au mur carrelé, froid contre son cul. ‘Baise-moi comme une chienne en chaleur, mais doucement, ou je te griffe.’ Il se retourne d’un bond, arrache mon masque à moitié. Mes yeux verts luisent. Sa bouche avale la mienne, langue vorace. Odeur de shampoing bon marché et de désir primal. Je grimpe sur lui, jambes en étau autour de sa taille. Latex qui claque mouillé. Sa bite épaisse force mon entrée, chatte trempée qui l’aspire. ‘Putain, t’es serrée comme une vierge !’ grogne-t-il. Je griffe son dos, traînées rouges instantanées. ‘Plus fort, Anonyme veut tout !’ Chevauchée bestiale sous le jet brûlant. Eau ruisselle sur nos corps, rinçant le maquillage en traînées noires. Bruits obscènes : claquements de chair, succions gloutonnes, mes miaulements aigus. Il me pilonne, mains crispées sur mes fesses gainées de latex, queue qui fouette son ventre. ‘Suce-moi d’abord, salope masquée.’ Je glisse à genoux, sol glissant. Gorge profonde, salive et eau mêlées, bulles mousseuses. Il empoigne mes cheveux noirs collés, baise ma bouche. ‘T’es ma féline à moi !’ Explosion imminente. Je me relève, le plaque au sol. À califourchon, je m’empale violemment. Seins qui ballotent hors du bustier déchiré. Orgasme qui monte, vague féroce. ‘Je jouis, remplis-moi !’ Il hurle, gicle au fond, sperme chaud inondant ma chatte. Corps secoués, spasmes partagés. Latex déformé, déchiré par endroits, odeur de sexe et de convention lointaine.
L’Approche
Le jet s’essouffle. Je me dégage, chatte dégoulinante. Il halète, dos zébré de griffures fraîches. Je remets mon masque d’un geste fluide, queue qui ondule. ‘C’était Anonyme. Virgina n’existe plus.’ Pas un mot. Je ramasse ma cape abandonnée, frottement soyeux sur peau rougie. Portes des vestiaires claquent au loin, rires d’autres cosplayeurs. Je disparais dans l’ombre des cabines, redevenue l’inconnue élancée du terrain. Lui reste là, sonné, à savourer les traces. Demain, au basket, je serai juste Virgina. Une ombre de plus dans sa chasse éternelle.