Dans les coulisses de ma vieille maison transformée en décor de convention secrète, j’attends. Ghislaine Perléaud, 63 ans, veuve acariâtre le jour. Mais ce soir, je suis Anonyme, l’héroïne masquée. Le latex noir moulant colle à ma peau ridée, frotte mes cuisses parcheminées à chaque pas. Le masque vénitien cache mes rides, l’odeur lourde de maquillage bon marché – fond de teint poudré, rouge à lèvres carmin – emplit la chambre aux crucifix fanés. La porte grince. Pascal entre, hésitant, son regard de puceau affamé balaie mon corps gainé. ‘Entrez, jeune homme. Ici, plus de règles.’ Ma voix rauque, altérée par le rôle, vibre sous le tissu tendu. Il tremble, s’approche du lit. Je tends la main gantée de latex, froide et ferme. Nos lèvres se frôlent d’abord, pudiques. Puis la langue plonge, bestiale. Le cuir craque quand je l’attire contre moi. Tension électrique. Son souffle court sur mon cou poudré. ‘T’es pas pédéraste, hein ? Prouve-le.’ Il rougit, bande déjà sous son jean. Je glisse la main, sens son sexe durcir. L’adrénaline du cosplay monte : fiction et réalité se télescopent. Je suis l’héroïne qui libère ses pulsions, lui l’étudiant captif. Cuisses écartées sous le latex zippé à moitié, je l’invite à explorer. Il tâtonne, effleure mon clito à travers le tissu humide. Gémissement étouffé par le masque. Le jeu commence vraiment.
Le latex se déchire presque quand je le plaque sur le lit. ‘Baise-moi, Pascal. Montre que t’es un homme.’ Dialogues sales crachés entre deux baisers voraces. J’arrache son pantalon, sa bite jaillit, veinée, raide. Odeur musquée de sueur juvénile mélange l’odeur chimique du latex. Je l’embouche, féroce. Ma bouche experte avale jusqu’aux couilles, glotte serrée. Il gémit, ‘Ghislaine… Anonyme… suce-moi !’ Cheveux poivre et sel balayant son pubis. Slurp humide, bruits obscènes sous le masque qui glisse. Il explose, sperme chaud gicle en gorge. J’avale, lèvres luisantes. Pas fini. Je zippe le latex bas, dévoile ma chatte poilue, trempée. ‘Lèche, petit.’ Il plonge, langue maladroite sur mon clito charnu. Cyprine coule, inonde son visage. Frottement du latex contre ses joues rasées. Je cabre, jouis en jets, cris rauques : ‘Oui, bouffe ma vieille chatte !’ Raide de nouveau, il me pénètre. Coup de reins brutaux. Le lit grince, crucifix tinte au mur. Latex claque sur peau moite, sueur perle sous le masque. ‘Plus fort, déchire-moi !’ On baise sauvage, positions animales : je chevauche, seins flasques ballottent sous gaine tendue. Il me pilonne à quatre pattes, fessée sur chair ridée. Odeur de sexe âcre, bruits de succion, claquements de cuisses. Orgasme multiple, corps secoué. Épuisés, collés, latex poisseux de jus.
L’Approche
L’aube filtre. Je retire le masque lentement, visage nu, ridé, Ghislaine revenue. ‘C’était Anonyme, pas moi.’ Pascal halète, sonné. Je me lève, latex froissé jeté au sol. Odeur persistante de sexe et maquillage. Porte ouverte sur le couloir sombre. ‘Va, vis ta vie.’ Il s’habille, sort penaud. Je disparais dans la salle de bain, douche efface traces. Dehors, plus d’héroïne. Juste la logeuse austère. Foule imaginaire de la ‘convention’ maison avalée. Étrangère anonyme, pulsions libérées une nuit. Il partira bientôt, mémoire gravée. Moi, je range le costume, prête pour demain.