Dans les coulisses crasseuses de mon HLM miteux à Rouen, la fenêtre de la cuisine devient mon podium secret. Six heures du mat, l’aspirateur de ces Polonais hurle encore. Mais ce soir, je ne suis plus Cynthia la dépressive. Je suis ‘Anonyme’, l’héroïne masquée du cosplay underground. Latex noir moulant mes formes rondes, 39 ans, petite, seins énormes débordant du bustier, cul bombé sous la combinaison qui craque aux coutures. L’odeur du maquillage bon marché – fond de teint épais, eye-liner qui coule déjà – me monte à la tête. Le frottement du latex contre ma peau moite, entre mes cuisses, allume le feu. J’ai cousu ce costume moi-même, après avoir maté Beledni défoncer Irina. Sa queue de taureau, ce concombre poilu, hante mes nuits.
Je tire les rideaux à moitié, juste assez pour qu’il me voie. Mon masque de latex anonyme cache mon visage, mais pas mes nichons qui pointent comme des obus. Dehors, sur le balcon mitoyen, il est là, peignoir ouvert, bite molle encore luisante de leur matinée. Irina pleure dans le salon. Je frappe au carreau, doucement. Il sursaute, tourne la tête. Nos regards se croisent. Tension électrique. Je mime l’invitation, lèvre mordue, main glissant sur ma fente à travers le latex. Il hésite, aboie un truc à sa femme, puis traverse. Mon cœur cogne. La porte grince, il entre en peignoir, odeur de sueur et café polonais. ‘Quoi tu veux, salope masquée ?’ grogne-t-il, accent roulant. Je ne parle pas. Je suis l’héroïne silencieuse. Ma main attrape son paquet, durcit instantané. Latex qui colle à ma cyprine. Il ricane, tire mon masque à moitié, voit mes yeux fous. ‘Toi, la voisine voyeuse.’ Adrénaline pure, fiction qui déborde dans la réalité.
L’Approche
Il me plaque contre l’évier, cuisine étroite, vaisselle sale qui s’entrechoque. ‘Tu veux ma bite comme Irina ?’ Sa main déchire le latex entre mes fesses, frottement sec qui brûle. Je gémis, ‘Oui, défonce-moi, salaud.’ Pas anale, non, ma chatte d’abord. Il me pénètre d’un coup, énorme, veiné, couilles claquant mes cuisses. Ploc-ploc humide, comme hier. Je hurle, seins libérés qui ballotent, tétons durs frottés au comptoir froid. ‘T’es une chienne en latex, putain !’ Il me pilonne, sauvage, sans préliminaires. Odeur de merde lointaine me revient, mais excitante maintenant. Je cambre, imite Irina, cheveux tirés en arrière. Il claque ma fesse, marque rouge sous le latex déchiré. ‘Supplie, Anonyme !’ ‘Baise-moi plus fort, éclate ma chatte polonaise !’ Orgasme monte, jambes tremblent, jet chaud gicle sur ses couilles. Il sort, me retourne, force à genoux. Bite souillée en bouche, goût salé-acide, je lèche comme elle, avale. Puis il me soulève, contre le frigo qui vibre. ‘Maintenant ton cul, héroïne.’ Lubrifiant ma cyprine, il force, douleur-plaisir fulgurant. Latex qui craque, bruits de succion obscènes. Je jouis encore, cris étouffés par son poing dans ma bouche.
Il jouit enfin, torrent chaud dans mes entrailles, cris rauques polonais. Corps pantin désarticulé, comme Irina. Il se retire, bite ramollie dégoulinante. Tire mon masque entièrement, rit. ‘Bonne nuit, Cynthia.’ Je halète, latex en lambeaux, cyprine et sperme coulant sur cuisses. Il repart par la porte-fenêtre, disparaît chez lui. Je referme tout, douche rapide. Masque remis, je suis redevenue Anonyme. Dans la foule invisible de l’HLM, je m’évapore. Demain, juste la voisine qui passe. Pulsiones libérées, réalité intacte. Quelle queue, mon Dieu.