Les ruines du château-fort se dressent comme un décor de quête médiévale. Je suis Anonyme, l’héroïne masquée par mon imagination. Ma jupette bleue frôle mes cuisses nues, frottement léger contre la peau moite de sueur. L’odeur des pins rabougris envahit l’air, résine âcre mêlée à la terre humide. Chloé court à mes côtés, son bikini rouge comme un costume de guerrière évaporée. ‘On y va, toutes nues, bras et jambes écartés !’ Ses mots résonnent, timidité balayée par l’adrénaline. Le petit bois nous avale. Taillis épais, genévriers piquants. Elle se laisse tomber sur la mousse. ‘Déshabille-moi, Sophie.’ Je tire son bas de bikini. Ses baskets restent lacées, absurdement. Son pubis aux poils noirs courts, lèvres roses entrouvertes. Je frôle sa poitrine plate, deux petites pommes écrasées au sol. Mes doigts pincent ses tétons roses. Doucement d’abord. Elle gémit. ‘Plus fort.’ Je pince dur. Sa peau rougit. L’odeur de sa peau chaude monte, salée, animale. Ma main descend. Mont de Vénus doux, trempé déjà. Elle frémit. Les garçons appellent au loin. ‘Ohé !’ Tension monte. Fiction et réalité se télescopent. Je suis Anonyme, libre sous ce masque invisible.
Je mordille son téton gauche. Durcit comme une framboise. Puis le droit. Ma bouche glisse bas. Pubis chaud contre mes lèvres. Je souffle. Elle se tord. ‘C’est bon, Sophie !’ Mon nez dans ses poils, j’aspire son clito. Langue qui fouille, pétales roses qui s’ouvrent. Cyprine sucrée coule. Elle crie son orgasme pile quand Julien et Thomas déboulent. Bouches bées. Chloé halète, croix de Saint-André sur la mousse. ‘Laissez-la récupérer. Faites de moi ce que vous voulez.’ Je m’allonge plus loin. Bras écartés, jambes grandes ouvertes. Jupe relevée, culotte trempée collée à ma chatte gonflée. Thomas bande dur sous son short. Julien fixe le pubis luisant de Chloé. Elle se redresse, radieuse. ‘Merci, Sophie. À mon tour.’ Elle plonge sur moi. Doigts écartent mes lèvres. Langue vorace sur mon clito. Aspire, vibre. Ses mains remontent, pincent mes tétons fort. Douleur exquise. Je mouille comme une folle. Gémissements rauques. Les garçons se tripotent. ‘Putain, les filles…’ grogne Julien. Chloé lèche, suce. Je jouis violemment, dos cambré contre les aiguilles de pin qui piquent. Échange de salive, cyprine partagée en baiser humide. Thomas craque. Short baissé, queue raide. ‘Viens, Thomas.’ Il s’agenouille. Me pénètre d’un coup. Chaud, épais. Frotte mes parois. Julien sur Chloé. ‘Baise-moi, Julien !’ cris-je. Thomas accélère, me défonce. Odeur de sperme imminent. Pinces mes hanches. Je griffe son dos. Orgasme double. Ils giclent en nous. Sperme chaud inonde. Corps collants, sueur, terre.
L’Approche
Chloé soupire, comblée. ‘C’était dingue.’ On se rhabille vite. Culotte mouillée glisse sur cuisses poisseuses. Chemisier boutonne, frottement du tissu sur tétons sensibles. Masque d’Anonyme tombe. Je redeviens Sophie, anonyme dans la foule des pins. Les garçons, penauds, ramassent sacs. On regagne la voiture en silence. Portières claquent. Moteur ronfle. Chloé me chuchote : ‘Cette nuit, au gîte ?’ Je souris. Sait-on jamais. Le bois nous a vus. Le château garde le secret. Disparue, l’héroïne. Juste une femme parmi d’autres, pulsions apaisées. Pour l’instant.