Les coulisses du salon cosplay du Trocadéro puent la sueur et le latex frais. Mon studio est à deux pas, un antre parisien minuscule transformé en loge improvisée après l’expo. J’ai incarné Anonyme toute la journée, cette héroïne des légendes irlandaises, ombre vengeresse avec masque noir couvrant la moitié de mon visage. Combinaison latex moulante, noire comme la nuit, bottes en cuir montant aux cuisses qui grincent à chaque pas. Ma perruque noisette cascade sur mes épaules, maquillage chargé d’eyeliner et rouge à lèvres écarlate. Odeur entêtante de fond de teint sucré mêlé à ma transpiration. J’ai posé pour des photographes, sentant des regards brûlants. Lui, je l’ai repéré dans la foule. Daniel. Yeux chartreuse perçant le masque. Il m’a suivie jusqu’ici.
La porte claque derrière nous. Mon cœur cogne. Il sait. ‘Douglas ? C’est toi sous ce latex ?’ Sa voix grave, accent français roulant comme un amant. J’acquiesce, lèvres tremblantes. Le masque reste, secret protecteur. Il s’approche, trop près. Son souffle chaud sur mon cou. ‘Ton cosplay… Anonyme. Parfait pour cacher ce qu’on ressentait depuis des années.’ Ses doigts effleurent le latex tendu sur mes hanches. Frottement sec, électrique. Je gémis. Tension monte, fiction et réalité se télescopent. Paris gronde dehors, klaxons lointains. Dans ce studio exigu, posters de mes tableaux anciens jaunis aux murs, lit défait, odeur de peinture et de solitude. Il m’attire. Nos lèvres se frôlent. Je cède. Masque ou pas, je suis à lui.
L’Approche : Tension sous le masque
Sa bouche capture la mienne, violente. Langue invasive, goût de chartreuse. Il arrache le zip de ma combinaison, latex claque contre ma peau moite. Mes seins jaillissent, tétons durs comme des diamants. ‘Putain, t’es belle comme ça, Anonyme.’ Dialogues sales crachés entre deux baisers. Ses mains malaxent mes fesses gainées de cuir. Grincements aigus des bottes frottant ses jambes. Je tombe à genoux, sol froid du studio mordant mes genouillères latexées. Sa ceinture s’ouvre, cliquetis métallique. Queue raide jaillit, veines gonflées, prépuce humide. Odeur musquée, mâle en rut. Je l’engloutis, latex de mes lèvres étirées grinçant. Succion vorace, langue tournoyant sur le gland salé. Il grogne, ‘Suce plus fort, salope masquée.’ Mes ongles griffent ses cuisses poilues. Bruits obscènes : glouglous humides, claquements de succion, bottes raclant le parquet.
Il me relève d’un coup, muscles bandés. Me plaque sur le lit, matelas affaissé couinant. Combinaison à mi-cuisses, je suis offerte, anus lubrifié par l’anticipation. Tube de gel froid sur la table de nuit, irlandais pratique. ‘Vas-y, Daniel, baise ton Anonyme.’ Il enfonce, brutal. Douleur exquise déchire, latex frottant ses hanches en rythme saccadé. Peau contre latex, sueur luisante. Il pilonne, queue épaisse étirant mes chairs. ‘T’es serré comme une vierge, putain !’ Cris rauques, lits grinçant, corps claquant. Odeur de sexe, latex chauffé, maquillage coulant sur mes joues. Je jouis premier, prostate explosant sans main, sperme giclant sur mon ventre gainé. Il rugit, torrent chaud inonde. Tremblements partagés, larmes salées.
L’Explosion : La baise sauvage
Il s’effondre, masque toujours là. Tendresse post-orgasme, caresses sur latex moite. ‘T’es à moi, Douglas, Anonyme ou pas.’ Fou rire nerveux brise le silence. Deuxième round, plus doux, lui apprenant mes angles. Nuit entière, baisers sur front, murmures en français approximatif.
Matin. Il part avant l’aube. Je retire le masque, latex pelé, maquillage barbouillé. Miroir : juste moi, inconnu(e) redevenue. Foule du salon dehors, je disparais dedans. Étrangère anonyme. Il reviendra. Toujours.