Les coulisses de la convention bruissaient encore. Odeur lourde de maquillage sucré, latex frais et sueur excitée. J’étais Anonyme, cape noire flottante, masque moulant mes yeux, combinaison en latex serrée qui grinçait à chaque pas. Cuir fin sur mes cuisses, frottement humide contre ma peau. Lui, mon mec frustrant, m’attendait dans la chambre d’hôtel attenante. Un mois après m’avoir espionnée me masturber furieusement sur notre lit. Il avait vu mes doigts plonger, mon déo improvisé anal, mes cris rauques. Et ce soir, il bandait encore de ce souvenir. J’entrais, porte claquant. ‘T’es prête à craquer, Anonyme ?’ Sa voix rauque, regard affamé. Je gardais le masque. Identité secrète. Corps tendu comme un arc. Jupe latex relevée, culotte dentelle bleue dessous, comme ce premier café. Tension monte. Il s’approche, main sur ma hanche. Latex crisse. Mon cœur cogne. ‘Pas si vite. Ce soir, je domine.’ Il recule, surpris. Mais ses yeux brillent. Je le pousse sur le lit king-size, éclairage tamisé de la con neon dehors. Mes bottes claquent sur le parquet. Odeur de convention colle à ma peau : plastique fondu, excitation collective. Je grimpe sur lui, encore habillé. Chemise ouverte sur tee-shirt. Mes doigts griffent son torse. ‘T’as vu comment je jouis seule ? Ce soir, tu apprends.’ Il grogne, mains sur mes seins moulés. Latex tendu, tétons durs percent le tissu. Je frotte mon entrejambe contre sa braguette gonflée. Chaleur monte. Souffle court. Masque garde mon anonymat. Fiction envahit réalité.
Ça explose. Je déchire sa chemise. Boutons volent. Sa queue jaillit, dure comme fer. ‘Suce-moi, héroïne.’ Je descends, bouche ouverte. Goût salé, veines pulsantes. Latex colle à mes genoux. Bruits : succions humides, gémissements étouffés par le masque. Il empoigne mes cheveux sous la cape. ‘Putain, t’es une salope masquée.’ Je remonte, chevauche. Culotte écartée, je m’empale. Lentement. Latex frotte ses cuisses. ‘Plus profond !’ Je hurle, bassin claque. Il palpe mon cul, doigt glisse dans l’anneau serré. Souvenir du déo. ‘Comme ça, hein ?’ Orgasme un premier frappe. Vague de feu, cuisses tremblent. Jus coule sur ses couilles. Je continue, rythme infernal. ‘Encore !’ Il résiste, ne jouit pas. Main sur mon clito gonflé, frotte dur. Latex suinte de sueur. Odeur musquée envahit la pièce. Deuxième vague. Cris aigus, corps convulse. ‘Baise-moi comme une chienne !’ Il inverse, me plaque. Pilonne sauvage. Masque glisse un peu, sueur dégouline. Bruits : chairs claquent, latex grince, lits grince. ‘Jouis pour moi, Anonyme !’ Troisième orgasme déchire tout. Étoiles explosent, trou noir de plaisir. Il se retire enfin, gicle sur mon ventre latexé. Chaud, collant. Nous haletons. Deux heures au chrono. Lui encore en pantalon froissé.
L’Approche : Tension sous le Masque
Retour brutal. Je retire le masque. Visage nu, maquillage coule. Cape jetée. Culotte remise, latex zippé à moitié. ‘C’était bon ?’ Il hoche, épuisé. Je me lève, jambes flageolantes. Foule de la con dehors, cris joyeux. Je disparais dans le couloir, redevenue l’inconnue frustrée. Ou pas. Demain, peut-être je recommence. Corps encore vibrant. Il m’a vue jouir trois fois. Il sait maintenant. Mais Anonyme reste secrète. Fiction digère la réalité. Frustration brisée, pour ce soir.