L’eau nous a lavées, rafraîchies. Nos corps luisent sous le soleil. Main dans la main, nous slalomons entre les nudistes vers la paillote. Francis nous lance un clin d’œil complice, son regard glisse sur nos courbes encore humides. Je récupère mon sac. Dedans, mon trésor secret : un masque fin, noir mat, comme celui d’une justicière des comics. Cuir souple, odeur de néoprène et de latex frais qui me chatouille les narines. Je l’ai glissé là ce matin, au cas où l’envie de jouer m’envahirait.
Marie s’arrête net. Ses yeux s’écarquillent. ‘C’est quoi ?’ souffle-t-elle, la voix tremblante d’excitation. Je souris, mystérieuse. ‘Un masque pour une héroïne anonyme. Moi, ce soir, sur cette plage qui ressemble à un décor de convention sauvage. Tu veux jouer ?’ Elle hoche la tête, mord sa lèvre. Nous filons vers le renfoncement des pins, celui du pipi partagé. L’endroit parfait, isolé, sable doux sous les tamaris. Brise marine qui porte l’odeur de sel et d’iode.
L’Approche : Le Masque Tombe, le Désir Monte
Je noue le masque. Le cuir froid mord ma peau, frotte mes tempes. Soudain, je ne suis plus Chantal. Je suis Anonyme. Héroïne sans nom, sans passé, venue libérer ses pulsions. Marie recule d’un pas, fascinée. ‘Anonyme… ton regard à travers les fentes, si intense.’ Sa main effleure mon épaule, descend sur mon sein. Mon téton durcit instantanément. Tension électrique. Nos souffles s’accélèrent. Je l’attire contre moi. ‘Viens, petite fan. Incarne la groupie qui craque pour son idole masquée.’ Nos bassins se collent. Sa chatte mouillée frotte ma cuisse. L’adrénaline du rôle nous consume.
Elle craque la première. Me plaque contre le tronc rugueux d’un pin. Écorce qui griffe mon dos. ‘Baise-moi, Anonyme ! Ton masque me rend folle, je veux ta langue, tes doigts partout !’ Ses mots crus claquent comme un fouet. Je grogne, voix altérée par le rôle. ‘À genoux, salope. Suce les jus de ton héroïne.’ Elle obéit, genoux dans le sable chaud. Sa bouche avale mon clito gonflé. Langue vorace qui fouille, aspire. Bruits obscènes : clapotis de salive et cyprine, succions humides. Odeur musquée de nos chattes en chaleur, mêlée au latex du masque qui chauffe sur mon visage.
L’Explosion et la Disparition : Plaisir Sauvage puis Retour à l’Inconnu
Je l’attrape par les cheveux, la relève. ‘À mon tour de te démonter.’ Nos corps s’écrasent. Seins écrasés, tétons qui s’entrechoquent comme des épées. Je la bascule sur le sable. Cuisses écartées, sa fente rose grande ouverte, lèvres luisantes. Mes doigts plongent, trois d’un coup. Elle hurle : ‘Plus fort, Anonyme ! Défonce-moi, fais-moi jouir comme une pute en convention !’ Je pompe, rude, viscéral. Mon pouce écrase son clito. Elle convulse, gicle sur ma main. Tremblements violents, râles animaux. Puis elle riposte, me chevauche. Sa chatte sur mon visage, écrasante. Je lape, bois son jus salé. Le masque frotte ses cuisses, cuir contre peau moite. Elle se branle sur ma bouche, cris étouffés par le vent.
Orgasme partagé, explosion nucléaire. Nos jus se mêlent au sable. Corps secoués, sueur et cyprine partout. Elle s’effondre sur moi, haletante. ‘Incroyable, Anonyme…’ Je retire le masque d’un geste sec. Cuir poisseux qui colle à mes joues. Odeur forte de latex et de nous. Je suis Chantal à nouveau. Visage nu, banal. ‘C’était juste un jeu, ma puce.’ Elle cligne des yeux, désorientée. Nous nous rhabillons en silence, jupe et robe froissées. Remontons vers la foule des nudistes. Je disparais dans le flot, redevenue l’inconnue lambda. Elle cherche mon regard, mais je fonds dans la masse. Mystère intact. Plage, foule, retour à la réalité. Un dernier frisson entre les cuisses.