Anonyme : Ma baise en cosplay d’Antoinette dans l’appartement hanté de Paris 1950

Les murs jaunis de l’appartement d’Ernest puent la naphtaline et le fixateur photo. Paris 1950, fin novembre, froid qui s’infiltre par les fenêtres givrées. Je suis Victorine, la pute du rade enfumé, mais ce soir, je deviens Anonyme. Il m’a raconté son histoire, Antoinette perdue, la bague au rubis sang. Ses yeux humides me bouffent. ‘Enfile ça’, murmure-t-il, tendant une robe de 1900, corsage serré, jupe ample froissée par les ans. Le tissu râpe ma peau, cuirassé comme un masque. Odeur de vieux parfum, lavande fanée. Je lace le corset, mes seins gonflent, durcissent sous le regard fiévreux du vieux. Le studio : spot brûlant, draps noirs, Leica prêt. Je pose, cambrée, comme elle. Sa voix tremble : ‘Antoinette…’. Fiction et réalité se télescopent. Mon cœur cogne. Sa main effleure ma hanche, ‘juste pour la pose’. Le frottement du taffetas sur mes cuisses nues – rien dessous, comme au bon vieux temps. Tension électrique. Je sens mon sexe palpiter, humide déjà. Il bande sous son pantalon usé. ‘Ne bouge pas’, mais ses doigts glissent, pétrissent. Je lâche un grognement, ‘Baise-moi comme elle t’aurait baisé, Ernest’. Le jeu commence. Masque d’Antoinette sur mon visage de pute anonyme.

Ses lèvres s’écrasent sur les miennes, goût de cognac rance et de larmes salées. Il me plaque contre le mur, portraits d’Antoinette qui nous fixent. Corset déchiré d’un coup sec, mes nichons jaillissent, tétons raidis par le froid et le désir. ‘Salope d’Antoinette, reviens-moi !’ gronde-t-il, enragé. Je ricane, ‘Prends-moi, vieux con, vide-toi en moi’. Sa queue jaillit, ridée mais dure comme fer, veines gonflées. Pas de capote, peau contre peau, risque total. Il me soulève la jupe, frotte son gland baveux sur ma fente trempée. Odeur musquée de ma mouille, mélange naphtaline et sueur. Je mords son cou ridé, ongles dans son dos. Il me pénètre d’un coup, brutal, jusqu’aux couilles flasques. ‘Putain, t’es serrée !’ Je hurle, ‘Plus fort, Ernest, imagine c’est elle qui gémit !’ Coups de reins sauvages, le lit grince, cadre photo tombe – Antoinette nous mate. Ses grognements animaux, ma chatte qui clapote, jus qui gicle sur mes bas. Je le chevauche, robe relevée, seins ballottant, claquements de chair. ‘Jouis, remplis-moi de ton sperme fantôme !’ Il rugit, se vide en spasmes, chaud, poisseux au fond de moi. Épuisés, collants, on halète. Fiction explosée en réalité crue.

L’Approche : Le masque tombe, la tension monte

Le silence retombe, tic-tac de l’horloge d’église. Je me rhabille vite, corset défait, jupe tachée de foutre. Il pleure encore, ‘Reste, sois elle’. Mais je suis Anonyme, pas Antoinette. ‘Merci pour les talbins et la baise, grand-père.’ Porte claquée, escalier sombre sans ascenseur, concierge qui ricane : ‘Soulagé l’âme ?’. Dehors, pluie glacée fouette mon visage. Robe cachée sous mon manteau râpé, je fonds dans la foule des Champs, anonyme pute de 1950. Masque retiré, pulsions apaisées. Demain, autre rade, autre clampin. Mais ce soir, j’ai été héroïne, libérée dans la peau d’une morte.

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