Le couloir de l’hôtel Beau Rivage sent le sel marin et l’humidité de la côte bretonne. Fin septembre 1975, lumières tamisées des veilleuses. Je serre mon peignoir rose contre ma peau encore chaude de la douche. Dedans, rien d’autre qu’un string trempé. Ce soir, je ne suis plus Chantal. Je suis Anonyme, l’héroïne masquée de nos jeux de lycée. Le masque ? L’obscurité, le tissu soyeux qui frotte mes tétons durcis. Isabelle a attaché Bernard dans la chambre 12. Les rires des filles en bas, la chanson de Gainsbourg qui boucle : “Je vais, je vais et je viens…”. Mon cœur cogne. J’hésite devant la porte. L’adrénaline du cosplay secret monte. Imaginer son corps nu, bras tendus, vulnérable. Ma chatte palpite déjà. Je pousse la porte sans bruit. Elle se referme dans un clic sourd.
Silence lourd. Son souffle rapide. Je m’approche, ombre rose. Ma main effleure ses poignets noués aux écharpes rouges. Solides. Il tressaille. Je glisse sur sa poitrine, doigts légers sur ses pecs. Odeur de savon, de mâle excité. Il bande à moitié. Petit gloussement étouffé qui sort de mes lèvres. Ma paume descend, palpe ses couilles lourdes. Chaudes, pleines. Il écarte les cuisses, soumis. Je remonte, frôle son visage. Mes doigts sur ses lèvres entrouvertes. Il les suce doucement. Tension électrique. Le peignoir s’entrouvre, frotte sa peau. Mon clito durcit contre le tissu. Je grimpe sur le lit, genoux de part et d’autre de ses hanches. Son sexe raidi cogne mon ventre. Je le saisis, dur comme bois. Gland gonflé, veines saillantes. Je le guide vers ma fente dégoulinante.
L’Approche : Tension masquée dans le noir
J’empale d’un coup sec. “Ahh…” gémissement rauque qui m’échappe. Sa queue m’emplit, épaisse, brûlante. Frottement glissant de ma cyprine sur ses bourses. Je cale le rythme sur la chanson : va-et-vient lents, puis frénétiques. Mes seins ballottent libres, tétons râpés par l’air frais. Ses hanches remontent, cognent mon cul. “Putain, oui…” je murmure, sale, libérée. Anonyme qui se lâche. Ma chatte l’aspire, contractions voraces. Il grogne, yeux fermés dans le noir. Je griffe son torse, ongles enfoncés. Odeur de sueur, de sexe mouillé. Bruits obscènes : claques humides, succions de nos chairs. Plus vite. Mon clito frotte son pubis rasé. Orgasme monte, vague furieuse. “Baise-moi, salaud attaché !” je halète. Il rue, me défonce. Explosion : je jouis en tremblant, jus qui gicle sur ses couilles. Lui aussi, sperme chaud qui gicle au fond. Corps secoués, unis dans le noir.
Je me soulève vite. Sa queue glisse dehors, ramollie, luisante. Froid soudain sur ma chatte béante. Je ramasse le peignoir, tissu glissant sur mes cuisses poisseuses. Il halète, suppliant muet. Pas un mot. Je frôle sa jambe d’un pan rose, dernier teasing. Porte s’ouvre, se ferme. Disparue. Foule des rires en bas, je rejoins les filles. Peignoir refermé, Anonyme s’efface. Chantal reprend le dessus. Demain, petit-déj silencieux avec lui. Papier, stylo. Il bande encore en me voyant. Sourire complice. Fiction et réalité se mêlent, pulsions apaisées. Hôtel bientôt vendu, mais ces nuits masquées gravées.