Les lumières tamisées des coulisses du centre commercial, transformé pour un salon cosplay éphémère, sentent le latex neuf et le maquillage frais. Je suis Anonyme, masque noir couvrant mes yeux, cape courte en latex noir qui frotte contre mes cuisses nues sous la robe moulante. Bottes à talons claquant sur le sol carrelé. Karine, la prof, est enterrée. Ici, je libère mes pulsions. Alexia m’a repérée à travers la vitrine de sa boutique chic. Ses yeux sombres m’ont déshabillée. ‘Viens dans l’arrière-boutique’, murmure-t-elle, porte fermée derrière nous. Son chemisier blanc tendu sur sa poitrine, jupe fendue laissant voir ses jambes halées. Elle sait qui je suis sous le masque – Bénédicte attend à la maison, mais ce jeu mélange fiction et réalité. Nos souffles s’accélèrent. Elle effleure ma cape, le latex crisse. ‘T’es une vraie héroïne coquine’, dit-elle, lèvres brillantes. Je la plaque contre le portant de robes, masque intact, main glissant sous sa jupe. Elle gémit, parfum musqué montant. Tension électrique, clitos qui palpitent déjà. ‘Pas ici, chez moi’, halète-t-elle. On sort incognito, sa Jaguar nous avale. Dans l’ascenseur de son immeuble, ses doigts pincent mes fesses à travers le latex. Je tremble.
La porte claque. Sa chambre : lit king-size, miroirs partout, comme un décor de convention. Je garde le costume, cape jetée, masque fixe. Elle arrache sa veste pied-de-poule, seins jaillissant du soutif dentelle. ‘Baise-moi, Anonyme, comme une salope’, grogne-t-elle. Je la pousse sur le lit, bottes foulant le tapis. Latex de ma robe colle à ma peau moite, odeur de caoutchouc et son jus. Je plaque mon sexe gainé sur sa bouche. ‘Lèche, Alexia, goûte l’héroïne’. Sa langue fouille, bruits de succion obscènes, clac-clac de mes bottes sur le bois. Je déchire sa culotte – rien dessous. Doigts en elle, trempée, chatouillant son anus. ‘Putain, oui, plus profond !’ hurle-t-elle. Je grimpe, tribbing sauvage : nos chattes rasées se frottent, latex glissant sur sa peau, clitoris contre clitoris, jus giclant. Odeur âcre de cyprine et maquillage qui coule. Elle me retourne, cuisses écartées, langue dans mon trou du cul à travers une déchirure improvisée. Vibrations de ses gémissements contre mon latex. ‘Jouis sur mon visage, masquée !’ Je mords le masque, orgasme qui explose, cuisses tremblantes, cris étouffés. Elle chevauche ma face, chevauchée bestiale, poils pubiens fantômes effleurant mes lèvres. On jouit ensemble, corps secoués, sueur et latex poisseux, bruits de claques de chairs.
L’Approche : Tension sous le masque
Essoufflées, tendres baisers salés. Je retire le masque lentement, yeux dans les siens. ‘Karine… t’es encore plus bandante sans’. Réalité reprend : Bénédicte, le collège, la vie double. Je remets la cape, disparais dans la nuit comme une ombre. De retour chez moi, costume planqué dans le sac poubelle avec les vieux trucs de Bénédicte. Alexia m’appelle : ‘Reviens masquée, vite’. L’adrénaline pulse encore. Demain, je largue tout pour elle. Fiction devenue vraie.