La caravane d’Ethel tremble sous la brise de la Couze. Intérieur cosy, comme les coulisses d’une convention fantasy au cœur de Chidrac. Je suis Anonyme, l’héroïne gitane masquée d’un foulard turquoise noué sur les yeux, juste assez pour cacher mon identité. Jupon safran frottant mes cuisses épaisses, chemisier noir tendu sur mes seins ronds. L’odeur de vanille et de patchouli flotte, mélange de sueur du camp et de maquillage cheap. Gilbert Roux, 75 ans, buriné, entre hésitant, canne en main, disque de Brassens sous le bras. Ses yeux gris d’agate me dévorent. Je verse la verveine Pagès, verres ballon qui tintent. ‘Assieds-toi, mon preux auvergnat.’ Ma voix rauque, théâtrale, comme sortie d’un conte tsigane. Il rougit, pose sa main noueuse sur mon genou. Le tissu du jupon crisse. Tension monte. Son souffle chaud sur mon cou. ‘Ethel… Anonyme… je t’aime.’ Je ris, malicieuse, défais le foulard à moitié. Nos doigts s’entremêlent, moites. Le feu du camp crépite dehors, cris d’enfants, casseroles. Ici, isolés, mondes qui se frôlent. Fiction gitane et réalité auvergnate. Mon cœur cogne. Je glisse ma main sous sa chemise à carreaux, poils blancs raides, peau fripée mais chaude. Il gémit. ‘Laisse-toi aller, vieux loup.’ Le désir pulse, interdit, électrique.
La porte claque. Je l’attire sur le lit étroit, matelas qui grince. Jupon relevé d’un coup sec, tissu rêche contre mes fesses. Il halète, pantalon qui tombe, bite ridée mais dure, veinée, dressée comme un vieux chêne. ‘Baise-moi, Gilbert, comme l’héroïne gitane mérite.’ Dialogues sales crachés bas. Je chevauche, ses hanches osseuses sous mes cuisses pleines. Odeur de vieux whisky et de terre humide. Il empoigne mes seins, tétons durs sous le chemisier déchiré. ‘T’es ma salope anonyme, putain qu’t’es bonne.’ Je gémis, ondule, jus qui coule sur ses couilles pendantes. Frottements intenses : cuir de sa ceinture contre ma peau, latex imaginaire du fantasme cosplay – non, mon jupon synthétique qui claque. Bruits : claques de chair molle, succions humides, son grognement rauque, mon cri perçant. ‘Plus fort, vieux con, remplis-moi !’ Il bande dur, surprenant pour son âge, pistonner en moi, étroit, trempé. Sensations folles : chaleur de sa queue ridée qui frotte mes parois, sueur salée sur sa langue qui lèche mes fossettes. Cheveux noirs défaits, fouettent son visage. Orgasme monte, sauvage. Je jouis en hurlant, spasmes qui le serrent, il explose, sperme tiède giclant dedans. Corps secoués, caravan qui vibre.
L’Approche : Tension sous le Costume Gitane
Aube filtre par la lucarne. Je retire le foulard, plus Anonyme, juste Ethel. Il sourit, comblé. ‘J’assume.’ Mais sirènes approchent. ‘Va, Gilbert, avant les flics.’ Je l’embrasse, langue encore gonflée. Il s’habille, pantalon froissé, canne tremblante. Je lisse mon jupon, sens le foutre couler le long de ma cuisse. Odeur persistante de sexe et de verveine. Il franchit la porte, silhouette voûtée dans l’ombre. Je rejoins le camp, jupon tournoyant, masqué à nouveau par la foule gitane. Caravanes bougent, expulsion. Disparue dans la poussière de la départementale, redevenue étrangère. Lui attendra les pommes mûres, tournesol au cœur. Moi, l’héroïne anonyme, libre, pulsions apaisées.