Ce dimanche matin de fin décembre, dans notre salon-salle à manger transformé en coulisses secrètes, je suis Véronyk. Mais sous mon peignoir noir entrouvert, je deviens Anonyme, l’héroïne masquée aux pulsions déchaînées. Le latex noir de mon costume colle à ma peau moite, frotte contre mes cuisses à chaque pas. Odeur lourde de maquillage frais, eye-liner charbonneux soulignant mes yeux, rouge à lèvres écarlate sur mes lèvres entrouvertes. Mon masque vénitien cache mon identité, libère la salope en moi. Lui, Doudou, tape son texte sur le forum Revebebe, obsédé par les chattes glabres ou poilues. Je m’approche silencieuse dans le couloir, mon cœur cogne. Pubis rasé de frais, deux anneaux d’orballes tintent doucement contre ma fente lisse, déjà humide d’anticipation.
Je surgis derrière lui. ‘Tu fais quoi ?’ Ma voix rauque, modulée, celle d’Anonyme. Il sursaute, pivote. J’agrippe sa taille, m’assois sur ses genoux. Le latex crisse contre son peignoir, chaleur de nos corps se mélange. Il lit son prose sur les buissons intimes, les soumises épilées. Je ris, bas et vicieux. ‘Lis-moi ça, explorateur de jungles.’ Mon peignoir s’entrouvre, révèle le costume moulant : corset pigeonnant mes seins lourds, bas résille mordant mes cuisses. Tension électrique. Sa main glisse sur mon genou, remonte. Odeur de son excitation, musc masculin. Je murmure : ‘Anonyme n’a pas de poils, juste des anneaux pour ton plaisir.’ Il bande dur sous moi. Jeu de rôle lancé, mondes fiction-réalité fusionnent. Je passe mes bras autour de son cou, presse mes nichons latexés contre son torse. ‘Écris sur moi, Doudou. Sur ma chatte glabre prête à avaler ton monde.’