Les coulisses de la convention Revebebe puent l’excitation refoulée. Éclairage cru des néons, murs tapissés d’affiches d’histoires folles. Je suis Anonyme, cape noire en latex moulant mes courbes, masque couvrant mes yeux, bottes crissant sur le béton. Le frottement du latex contre ma peau moite me fait frissonner. Odeur lourde de maquillage cheap et de sueur masculine. La foule dehors hurle pour les lectures érotiques, mais ici, c’est intime.
Il s’approche, un lecteur lambda, yeux brillants derrière ses lunettes. ‘T’es l’héroïne du chaos Revebebe’, murmure-t-il. Sa voix rauque. Je penche la tête, masque intact. Tension monte comme un volcan, comme ils décrivent sur le site. Pas de domination, juste désir pur, imaginaire qui déborde. ‘Suis-moi’, je souffle, lèvres peintes en rouge sang. On glisse vers une chambre d’hôtel adjacente, louée pour les afters. Porte claque. Ses mains tremblent sur ma cape. Je garde le masque. Anonyme. Inconnue. Pulsations dans mon ventre. ‘Touche’, je commande doucement. Ses doigts glissent sur le latex, sentent la chaleur dessous. Mon cœur cogne. Fiction et réalité se mélangent, adrénaline pure.
L’Approche : Tension sous le masque
La porte à peine fermée, explosion. Je plaque mon corps contre le sien, latex grinçant. Bouche sur bouche, langues voraces, goût de bière et de gloss. Il arrache la cape, révèle le corset serré. ‘Putain, t’es trempée’, grogne-t-il en palpant ma chatte à travers le tissu fin. Je ris, sauvage. ‘Baise-moi comme dans tes rêves Revebebe.’ Il me jette sur le lit défait, odeur de moquette usée et de sexe ancien. Bottes encore aux pieds, je m’ouvre. Il plonge, langue rude sur mon clito gonflé. Gémissements rauques, miens, siens. Bruits humides, succions voraces. Latex frotte mes cuisses, sueur coule. ‘Enfonce-toi’, je halète. Sa queue raide, veines saillantes, pousse en moi d’un coup. Choc électrique. Coups de reins brutaux, lits qui grince, claques de peaux moites. ‘Plus fort, Anonyme veut tout!’ Dialogues sales crachés entre baisers. Odeur musquée de nos jus mêlés. Je griffe son dos, ondoie, serre. Orgasme monte, vague déferlante. Il jouit en grognant, sperme chaud gicle dedans. Moi, je hurle, corps secoué, masque toujours en place.
Respiration saccadée. Il s’effondre à côté, épuisé. Je me lève, latex collant à ma peau luisante. Odeur entêtante de sexe et latex imprègne la pièce. Pas un mot. Je rajuste le masque, enfile la cape. ‘C’était Revebebe, bébé. Juste un rêve.’ Porte s’ouvre sur le couloir bruyant de la con. Foule anonyme avale ma silhouette. Dehors, cris de la convention. Je fonds dans la masse, redevenue une étrangère. Masque ou pas, plus Anonyme. Pulsations s’apaisent. Réalité reprend. Demain, nouvelle histoire sur le site. Moi, disparue.