Les coulisses de la convention vibrent encore des tam-tams effrénés. Body paint tribal colle à ma peau moite, odeur d’épices et de sueur. Ceinture de coquillages cliquette contre mes hanches, frottant comme du cuir rêche. J’ai choisi Anonyme, l’héroïne furtive de cette légende africaine twistée en cosplay. Tunique légère, nue dessous, seins lourds déjà tendus. La fête des papillons bat son plein dehors, danses rituelles, mais moi, je vise sa chambre d’hôtel. Le type, ingénieur dans l’âme, fourbu après m’avoir vue onduler sur la piste. Il s’est éclipsé. Parfait.
Rideau de la chambre soulevé d’un geste. Silhouette sombre dans l’ombre. Il sursaute, veut se redresser. ‘Chut’, je murmure, main douce sur ses lèvres. L’autre défait sa chemise, griffes ses tétons. Il bande déjà. Son short tendu. Je passe ma tunique par-dessus tête. Nue, sauf la ceinture qui griffe. Il pétrit mes seins généreux, ceux d’une femme qui a allaité, épanouis mais fermes. Picore mes épaules de baisers. ‘Qui es-tu ?’, chuchote-t-il. Je pouffe, m’esquive quand il tire sur les coquillages. Ondulations du ventre sur ses cuisses, griffures délibérées. Adrénaline du cosplay : fiction qui palpite en réalité. Masque invisible, je suis l’inconnue, libre.
L’Approche
Ses mains explorent, crispées par l’inconnu. Je le taquine, morsures légères, ongles sur côtes. Il m’immobilise, mains dans dos, m’empale d’un coup sec. Tête dans oreiller, je gémis étouffé. Me dégage, gobe sa queue raide, doigt dans son cul. Cris ravalés, tam-tams lointains couvrent nos souffles. Orgasme violent, je m’affale sur lui, corps abandonné. Vagin malaxe sa bite comme chewing-gum. Il durcit, jeux reprennent, tempétueux.
L’Explosion
Deux heures de joutes. Ceinture griffe nos ventres en sueur, coquillages claquent rythmés. Odeur de nos jus mêlés à mon body paint épicé. Il murmure prénoms futiles, je ris, excite plus. ‘Baise-moi fort, blanc’, je halète enfin, voix rauque masquée. Il obéit, me retourne, claque mes fesses. Queue enfoncée, je cambre, seins ballottant. Sensations folles : frottement rugueux des coquillages sur mon clito gonflé, sa sueur salée sur langue. Je jouis en hurlant muet, ongles enfoncés dans ses épaules. Il explose en moi, sperme chaud inondant.
Brusquement, je me lève. Rideau soulevé, disparue dans le couloir bruissant de la convention. Costume froissé, maquillage coulant, cœur battant. De retour anonyme parmi la foule déguisée. Il reste rêveur, moi, pulsions apaisées. Fiction et réalité chevauchées à mort. La nuit pulse encore de tam-tams imaginaires.