Les effluves de bière et de saucisses grillées saturent l’air du stand à la Fête de l’Huma. Je suis Anonyme, héroïne masquée d’une Irlande rebelle, latex noir moulant mes courbes comme une seconde peau. Le frottement du cuir sur mes cuisses moites me fait frissonner à chaque pas. Maquillage épais sous le masque, odeur sucrée qui se mélange à la sueur de la foule militante. Le secrétaire de ma section me présente à Gerry, l’invité star pour son bouquin ‘Notre jour viendra’. ‘Une fervente admiratrice’, qu’il dit. Gerry, grande gueule charismatique, yeux perçants, me serre la main. Ses doigts calleux effleurent ma peau nue au poignet. Je baragouine en anglais maladroit, rougis sous le masque. Il ne capte rien, attrape une Guinness au comptoir, me la tend : ‘Tiens, mon gars… À ta santé !’ Accent rocailleux qui vibre dans mon bas-ventre. ‘À l’Irlande !’ je trinque, voix étouffée. ‘À l’Irlande du Nord, petite.’ Son sourire bizarre, regard perdu. La foule bourdonne, militants éméchés rient fort. Il fait le show, parle politique, mots crus qui claquent. Je plane, son assurance invincible m’aimante. Cuir qui craque quand je m’agite, latex qui colle entre mes fesses. Soudain, il tire ma manche : ‘Viens, on s’en jette un plus calme.’ Cœur qui cogne. Je le suis dans un recoin sombre, coulisses du stand, cartons empilés, lumière tamisée d’une ampoule nue. Odeur de moisi et de bière renversée. Il s’assoit sur un caisson, ouvre une autre canette. ‘Impressionné, hein ?’ Je hoche la tête, masque qui gratte ma joue. Tension monte, son genou frôle ma botte. ‘T’as des yeux de fou, petite. Prête à tout pour la cause ?’ Sa voix baisse, rauque. Je sens mon sexe palpiter sous le latex tendu. Il signe le bouquin, main qui tremble un peu. Nos regards se verrouillent. ‘N’admire jamais qui que ce soit’, qu’il lâche, mais ses yeux dévorent mes seins compressés. Je cède. Masque relevé à moitié, lèvres qui s’entrouvrent. Sa bière oubliée, il m’attire. L’adrénaline du cosplay explose le mur entre fiction et réalité.
Son corps massif contre le mien. Il plaque ma jupe latex sur le caisson, grogne : ‘Putain, t’es pas un gars, t’es une salope masquée.’ Je ris, nerveuse, excité. ‘Baise-moi comme un héros de l’IRA, Gerry.’ Ses mains rugueuses déchirent le haut, tétons durs qui jaillissent. Odeur de son tabac et sueur mâle envahit mon masque. Il mord mon cou, je gémis : ‘Plus fort, comme à Long Kesh.’ Zip qui s’ouvre, sa queue raide bondit, veines saillantes. Je la happe en gorge profonde, bière qui coule sur mon menton. Bruits de succion obscènes, foule lointaine qui hurle dehors. Il me retourne, écarte le latex entre mes cuisses gluantes. ‘T’es trempée, petite martyre.’ Doigts qui fouillent mon cul, puis sa bite enfonce d’un coup sec. Coups de reins violents, caisson qui grince. ‘N’admire personne, mais prends ça !’ il beugle. Je crie : ‘Si, je t’admire, baise-moi plus profond !’ Latex qui claque sur peau, sueur qui dégouline, odeur de sexe brut. Il me pilonne, main sur ma gorge masquée. Orgasme qui me secoue, murs qui tremblent. Il jouit en grognant, sperme chaud qui gicle sur mes fesses. Halètements, rires essoufflés. ‘T’es pas un imbécile, t’es une chienne libre.’
L’Approche : Tension Sous le Masque à la Fête de l’Huma
Il se rhabille vite, sourire complice. Je rabats mon masque, latex froissé, maquillage coulant. ‘Va te faire foutre, Gerry, je t’admire quand même.’ Il rit, sort le premier. Je reste, reprends souffle. Enlève le masque lentement, cheveux en bataille, apparence normale d’une militante anonyme. Foule dehors, cris de la fête. Je glisse dans la masse, disparue. Plus d’Anonyme, juste une inconnue qui porte encore son odeur. Révolution ou pas, cette nuit a changé ma peau.