Les coulisses du centre hammam, près du Grand Bazar, après le salon cosplay oriental à Istanbul. J’incarne Chantal, la bourgeoise en robe bleue nuit moulante, string dentelle sous. Mais ici, je suis Anonyme. Serviette enroulée serrée sur mes seins lourds, cuisses nues luisantes de vapeur. Odeur épicée d’épices du bazar filtre par les soupiraux, mélange à la moiteur sucrée de sueurs masculines. Hammam mixte. Quatre Turcs nus, bites molles qui se tendent à mon entrée. Regards loups. Une vieille boudinée sort, je la suis, cœur battant. Masque invisible de Chantal craque déjà.
Vestiaire étroit, je m’allonge ventre au sol pour le massage. Table cuir froid colle à mes tétons durcis. Porte grince. Memet entre, colosse rasé, moustache épaisse, lunettes fumées. Pantalon rouge bouffant tendu sur son paquet. ‘Good morning, French?’ Sa poigne écrase ma main. Je murmure ‘Chantal’. Il tire mes orteils, ondes remontent ma colonne. Violentes pétrissages mollets, cuisses. Genoux écartés, serviette glisse. Il cambré mes épaules, seins offerts sous ses yeux cachés. Choc : sa queue dure heurte ma joue. Odeur musquée, masculine, m’envahit. Il bande pour l’inconnue.
L’Approche
Serviette arrachée. Mains malaxent fesses, écartent. Doigts doux maintenant, frôlent lèvres humides. Je m’ouvre, gémis. ‘Non…’ murmuré faux. Il plonge index chatte, pouce cul. Va-et-vient lascifs. Se touchent à travers ma chair. Boule ventre explose, je crie, jus gicle sur ses phalanges. Tension brisée, Anonyme émerge.
Il me tire hanches hautes. Je pivote, ôte lunettes : yeux noirs vides. Aveugle ! Frisson glace sueur. Il palpe air, je rends verres. Préservatif latex claque sur sa bite massive, veines saillantes, champignon violacé. Frottement caoutchouc contre grandes lèvres. Il pousse, remplit. Lourds coups hanches claquent chair. ‘Baise-moi fort, Memet !’ hurle-je, seins ballottent, tétons frottent table cuir râpeux. Vague orgasmique noie tout. Il grogne, se retire, capote pleine pend comme trophée.
L’Explosion
Je retourne dos. Peau contre peau maintenant. Bite douce glisse gorge, bourses velues en bouche. Sel sueur, goût âcre. Elle raidit. Sur table, jambes pendantes, il entre tendre. ‘Ta chatte si serrée, salope française…’ gronde-t-il accent lourd. Mouvements lents, clitoris pincé. Odeur maquillage mélangée sperme latex. Cris traversent murs, coiffeuses turques ricanent dehors. Sonnerie stridente coupe extase. Je m’accroche, il pulse chaud en moi, sans gaine cette fois.
Douche brûlante lave traces. Serviette reprise, il sent ma nudité instinctive. Je règle, il mendie pourboire, sourire carnassier. Regards ironiques des jeunes : mes hurlements trahis. Masque Chantal remis, robe bleue froissée. Disparition : migraine feinte, hôtel Bosphore. Henri attend, cocktail mondain. Je souris épouse modèle, Zoé grandit en secret. Memet virtuel, Anonyme s’évapore dans foule séminaire. Réalité reprend : luxe, mensonges, mais ventre alourdi de vie noire.