La chambre sous les toits pue la sueur et l’excitation. J’ai enfilé mon cosplay d’Anonyme, cette rousse masquée aux courbes juvéniles, cape légère collant à ma peau moite. Miroir en pied, je m’inspecte : perruque rousse ébouriffée, maquillage waterproof qui coule déjà, latex des cuissardes frottant mes cuisses nues. Seule, parents partis, je fouille le placard secret de maman. Vibromasseur à boule, boules de geisha. Le fantasme monte, Amandine en tête, mais c’est Louise qui répond au phone. Sonnette. Elle entre, blonde aux lunettes rondes, corsage trempé. On révisite le bac, mais mes jouets traînent sur le lit. ‘C’est quoi ?’ rougit-elle. Je vibre le truc, elle fixe mes cuisses gainées de latex. Tension électrique. ‘Montre-moi’, murmure-t-elle, main sur la mienne. Je me lève, effeuillage lent : cape glisse, T-shirt ample tombe, jupe bleue froisse. Culotte encore, poils roux dépassent. Elle caresse mon dos, ondes de chair. Miroir nous reflète, deux mondes se touchent. Odeur de son parfum sucré mêlée à mon musc intime. Je m’ouvre, boules glissent dedans, mouille facilite. Vibro sur clito, bourdonnement sourd sous latex. Son index titille mon anus serré, frottement électrique. ‘Détends-toi, déesse.’ Pause croquis : ses dessins nus de moi, crayon noir sur poses impudiques. On reprend, léchage anal doux, langue chaude. Plaisir grimpe, lent, profond.
Vibro hurle, je jouis fort. Squirt gicle, miroir éclaboussé, corps incandescent. Louise sourit, transfigurée. Elle s’allonge, vulve glabre lisse, épilée ce matin pour moi. ‘Pieds seulement d’abord.’ J’embrasse ses orteils salés, chatouille, fétichisme explose. Vibro partagé, seins frottent, ventres collent, sueur luit. Calypso mate du coin. ‘Amandine chez toi ?’ ‘Devine.’ Appel fixe, brune élancée débarque. Mains partout, feutre rouge sur nos plantes de pieds : LOVE fleuri, encre bave dans transpiration. Sybian traîné, je chevauche, elles pelotent. Chaleur insoutenable, piscine interdite. Plongeons nus, pelotons en apnée. Bord eau, vin piqué, Pomerol 82 tourne la tête. Godes-ceinture rouge et jaune, cuir craque sur hanches. Louise supplie : ‘Dépucez-moi double.’ Matelas gonflable centre piscine. Amandine dessous jaune vaginal, moi dessus rouge anal. Poussée simultanée, hymen cède, sang teinte azur. Cris victorieux, douleur fond en extase. Ma vessie lâche, pipi doré collectif ruisselle peaux ambrées. Reprise frénétique, latex claque, vibros gémissent, orgasmes multiples fusent. Disjoncteur péte, électrocution évitée de justesse.
L’Approche
Parents surgissent, bouche bée. Bouteille vidée lapée par chatte, Sybian coule, journal intime ramassé. Nous rions, nues luisantes. Je retire perruque rousse, masque Anonyme tombe. Redevenue Maïna banale, je disparais dans leur choc, étrangères à nouveau. Fiction s’efface, réalité cogne, mais pulsions libérées pour toujours.